Le château d'Édimbourg (Edinburgh Castle) est un château fort du XIIe siècle, d’Édimbourg en Écosse, au Royaume-Uni, devenu, en partie, un musée classé monument historique A.

1. Situation

Le château s'élève sur un rocher volcanique des hauteurs d’Édimbourg, des basses terres d'Écosse (Lowlands), au bord de la mer du Nord, à l'extrémité ouest de la rue High Street, aussi appelée le Royal Mile de la Old Town (Édimbourg), qui mène jusqu'au palais de Holyrood du XIIe siècle, à l'est.

1. Origines

Les origines de cette colline fortifiée d'Écosse sont très anciennes et méconnues. Diverses études archéologiques suggèrent des présences humaines remontant aux âge du bronze et âge du fer britannique, ainsi que durant l'occupation romaine, créant ainsi un lien avec la théorie de Ptolémée qui suppose que cet endroit fut le théâtre de la capitulation des Votadini face aux Romains au IIe siècle (Écosse au temps de l'Empire romain).

Le royaume d'Écosse est fondé en 843 par le roi Kenneth Ier d'Écosse, et la première référence documentée connue du château d'Édimbourg se trouve dans un ouvrage rédigé par le prêtre chroniqueur Jean de Fordun au XIVe siècle, en faisant allusion à la mort du roi Malcolm III d'Écosse en 1093. Son fils le roi David Ier d'Écosse fait réaliser les plus importants changements au château, achevés en 1153, dont le chapelle Sainte-Marguerite d'Édimbourg dédiée à sa mère la reine Marguerite d'Écosse (sainte patronne de l'Écosse).

1. Histoire

À la suite de la mort du roi Alexandre III d'Écosse en 1286, le trône d'Écosse reste sans héritier. Il est conquis par le roi Édouard Ier d'Angleterre qui envahit l'Écosse, entraînant ainsi la première guerres d'indépendance de l'Écosse. La ville d'Édimbourg rendit les armes après trois jours de bombardement. À la mort du roi Édouard en 1307, le pouvoir anglais sur l'Écosse s'affaiblit considérablement. Les défenses du château furent détruites le 14 mars 1314 sur l'ordre du roi Robert Ier d'Écosse, à la suite d'une invasion surprise anglaise de Thomas Randolph (1er comte de Moray) afin d'éviter une nouvelle occupation anglaise du château. Le roi Édouard III d'Angleterre envahit l'Écosse en 1333, marquant le début de la deuxième guerres d'indépendance de l'Écosse. Les forces anglaises ont alors fortifié le château d'Édimbourg qu'ils ont occupé jusqu'en 1341. L'ultime attaque écossaise fut menée avec succès par William Douglas (1er comte de Douglas), et le château revint aux Écossais. Le traité de Berwick (1357) conclut les deux guerres d'indépendance et permit au roi David II d'Écosse de démarrer un vaste projet de reconstruction du château, dont plusieurs séries de travaux s'échelonnèrent jusqu'au XVe siècle. À ce moment, le château vit sa fonction première lentement dériver vers un entrepôt d'armes et de matériel de guerre. Le roi Jacques IV d'Écosse fit construire le palais de Holyrood, à titre de résidence principale, à l'autre extrémité du Royal Mile. La tradition s'est perpétuée depuis.

À la suite des déboires de la reine Marie Ire d'Écosse (Marie Stuart) en 1567, elle fut emprisonnée dans un château en dehors de la ville mais elle s'en échappa et revint à Édimbourg. Elle y fut en sécurité jusqu'à la mort du seigneur du château, William Kirkcaldy of Grange (en), qui lui était favorable. Lorsque le nouveau seigneur, James Douglas, entra en fonction en 1573, il demanda l'aide de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre pour enfin capturer la reine Marie. Le château fut donc à nouveau bombardé.

La majeure partie du château fut rebâtie par la suite. Peu de dommages y furent causés entre cette époque et aujourd'hui, malgré un bon nombre d'occupations successives. Pendant les années 1720, des constructions majeures s'ajoutèrent au château, dont les bastions nord et ouest. Par la suite, plusieurs autres édifices furent ajoutés à la structure pour y détenir les prisonniers de différentes guerres dans le monde, dont ceux de la guerre de Sept Ans et de la guerre d'indépendance des États-Unis.

En 1818, Sir Walter Scott reçoit l'autorisation d'explorer le château à la recherche des Honneurs de l'Écosse que l'on croyait perdus après l'Actes d'Union (1707) de l'Écosse et de l'Angleterre. Il découvre dans une pièce scellée, maintenant connue sous le nom de Salle de la Couronne (Crown Room) un coffre à l'intérieur duquel se trouvent les insignes royaux dont la couronne écossaise qui sont ensuite exposés au public moyennant un droit d'entrée d'un shilling. En 1822, le roi George IV effectue une visite à Édimbourg, devenant le premier monarque régnant à visiter le château depuis Charles II en 1651.

1. Description

Trois côtés de la forteresse sont protégés par des falaises abruptes et l’accès au château fort était limité à une route pentue sur le côté est. Autrefois il y eut un lac sur le côté Nord appelé Nor Loch.

On entre via l’esplanade, longue place pavée inclinée entre le château lui-même et le sommet du Royal Mile. C'est sur l’esplanade que l'Edinburgh Military Tattoo était tenu, et qu'avaient lieu les parades et les entraînements pour la garnison. La batterie cylindrique est appelée demi-lune.

Le château lui-même est accessible via un portail devant la batterie, qui mène à une route qui monte vers la droite jusqu’à la cour dans le centre de la forteresse.

1. Aujourd'hui

Une partie du site héberge à ce jour des garnisons de l'Armée britannique, dont le Royal Regiment of Scotland. La partie château-musée du site est un des hauts lieux du tourisme en Écosse, géré par l'organisme spécialisé Historic Scotland chargé de l'administration et de la conservation du site, avec entre autres une réputation folklorique de château hanté écossais par de nombreux fantômes de la mythologie écossaise et de l'histoire d'Édimbourg.

1. Quelques lieux, cérémonies et expositions du château

les Honneurs de l'Écosse (ou Joyaux de la Couronne d'Écosse) des joyaux de la Couronne britannique; la pierre du destin (« Stone of Destiny » ) de la King Edward's Chair; le mémorial national écossais de la guerre ; la chapelle Sainte-Marguerite d'Édimbourg (XIIe siècle) plus ancien bâtiment de la forteresse. le cimetière pour chiens (« Dog cemetery »), en contrebas de la chapelle : petit jardin triangulaire avec une vingtaine de stèles, héberge depuis 1837 les dépouilles de chiens mascottes d'unités militaires, ou ayant appartenu à des personnalités rattachées au château. la cérémonie des Edinburgh Military Tattoo (festival international de fanfares militaires); Mons Meg, un canon de siège de 6 tonnes du XVe siècle ; le « One O'Clock Gun » (en français : « canon de treize heures »), petite cérémonie militaire quotidienne (sauf les dimanches) de salut au canon à treize heures, qui commémore le coup de feu qui rappelait aux marins d'ajuster leur chronomètre lorsque jadis, les cadrans à l'heure exacte n'existaient pas ; Le laird's lug (les oreilles du maître) du château d'Édimbourg

1. Au cinéma

2022 : The Lost King, de Stephen Frears.

1. Notes et références


1. Voir aussi


1. = Articles connexes =


1. = Liens externes =

(en) Site officiel Ressource relative aux beaux-arts : Art UK (lieux d'art) Ressource relative à l'architecture : Structurae

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Castle Rock (Edinburgh)

Castle Rock (Scottish Gaelic: Creag a' Chaisteil, Scottish Gaelic pronunciation: [ˈkʰʲɾʲekˈaˈxaʃtʰʲɪl]) is a volcanic plug in the middle of Edinburgh upon which Edinburgh Castle sits. The rock is estimated to have formed some 350 million years ago during the early Carboniferous period. It is the remains of a volcanic pipe which cut through the surrounding sedimentary rock, before cooling to form very hard dolerite, a coarser-grained equivalent of basalt. Subsequent glacial erosion was resisted more by the dolerite, which protected the softer rock to the east, leaving a crag and tail formation. The summit of the castle rock is 130 m (430 ft) above sea level, with rocky cliffs to the south, west and north, rearing up to 80 m (260 ft) from the surrounding landscape. This means that the only readily accessible route to the castle lies to the east, where the ridge slopes more gently. The defensive advantage of such a site is clear, but the geology of the rock also presents difficulties, since basalt is an extremely poor aquifer. Providing water to the Upper Ward of the castle was problematic, and despite the sinking of a 28 m (92 ft) deep well, the water supply often ran out during drought or siege, for example during the Lang Siege of 1573.
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Edinburgh Castle

Edinburgh Castle (Scottish Gaelic: Caisteal Dhùn Èideann) is a historic castle in Edinburgh, Scotland. It stands on Castle Rock, which has been occupied by humans since at least the Iron Age. There has been a royal castle on the rock since the reign of Malcolm III in the 11th century, and the castle continued to be a royal residence until 1633. From the 15th century, the castle's residential role declined, and by the 17th century it was principally used as a military garrison. Its importance as a part of Scotland's national heritage was recognised increasingly from the early 19th century onwards, and various restoration programmes have been carried out over the past century and a half. Edinburgh Castle has played a prominent role in Scottish history, and has served variously as a royal residence, an arsenal, a treasury, a national archive, a mint, a prison, a military fortress, and the home of the Honours of Scotland – the Scottish regalia. As one of the most important strongholds in the Kingdom of Scotland, the castle was involved in many historical conflicts from the Wars of Scottish Independence in the 14th century to the Jacobite rising of 1745. Research undertaken in 2014 identified 26 sieges in its 1,100-year history, giving it a claim to having been "the most besieged place in Great Britain and one of the most attacked in the world". Few of the present buildings pre-date the Lang Siege of 1573, when the medieval defences were largely destroyed by artillery bombardment. The most notable exceptions are St Margaret's Chapel from the early 12th century, which is regarded as the oldest building in Edinburgh, the Royal Palace, and the early 16th-century Great Hall. The castle is the site of the Scottish National War Memorial and the National War Museum. The British Army is still responsible for some parts of the castle, although its presence is now largely ceremonial and administrative. The castle is the regimental headquarters of the Royal Regiment of Scotland and the Royal Scots Dragoon Guards and houses their regimental museums, along with that of the Royal Scots. The castle, in the care of Historic Environment Scotland, is Scotland's most (and the United Kingdom's second most) visited paid tourist attraction, with over 2.2 million visitors in 2019 and over 70 percent of leisure visitors to Edinburgh visiting the castle. As the backdrop to the Royal Edinburgh Military Tattoo during the annual Edinburgh Festival, the castle has become a recognisable symbol of Edinburgh in particular and of Scotland as a whole.
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St Margaret's Chapel, Edinburgh

St Margaret's Chapel, in Edinburgh Castle, is the oldest surviving building in Edinburgh, Scotland. An example of Romanesque architecture, it is a category A listed building. It was constructed in the 12th century, but fell into disuse after the Reformation. In the 19th century the chapel was restored and today is cared for by the St Margaret's Chapel Guild.
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National War Museum

The National War Museum is a museum dedicated to warfare, which is located inside Edinburgh Castle in Edinburgh, Scotland. Opened in 1933 in a converted 18th-century ordnance storehouse, the museum is run by National Museums Scotland and covers 400 years of Scotland at war from the 17th century through permanent exhibits and special exhibitions. It was formerly known as the Scottish United Services Museum, and prior to this, the Scottish Naval and Military Museum.
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Scottish National War Memorial

The Scottish National War Memorial is located in Edinburgh Castle and commemorates Scottish service personnel and civilians, and those serving with Scottish regiments, who died in the two world wars and subsequent conflicts. Its chief architect was Robert Lorimer, commissioned in 1919, and the monument was formally opened in 1927. It is housed in a redeveloped barrack block in Crown Square, at the heart of the castle, and incorporates numerous monuments. The Rolls of Honour kept in the memorial include the names of those Scots servicemen and women and Scots civilians that died in all wars after 1914. This includes all Scots who were killed as a result of enemy action or who died as a result of wounds, diseases, or injuries while serving in the British Armed Forces, the Merchant Navy, the armed forces of the Dominions, the women's services, and the nursing services, together with all members of Scottish regiments. The Rolls of Honour include those who died between 4 August 1914 and 31 August 1921 as having died in the First World War and those between 3 September 1939 and 31 December 1947 as having died in the Second World War. Those not serving in the Scottish regiments must either have been born in Scotland or have at least one parent born in the country. The memorial rolls list close to 135,000 casualties of the First World War and over 50,000 of the Second World War. More casualties from later wars are also inscribed, including from the Malayan Emergency, the Korean War (1950–1953), Operation Banner (1969–2007) during The Troubles, the Falklands War (1982), and the Gulf War (1990–1991). Most recently casualties from Iraq and Afghanistan have been added to the Rolls of Honour.