Chapelle Pauline
La chapelle Pauline (en italien cappella Paolina), ou chapelle paulinienne, est une chapelle de style Renaissance du palais du Vatican, à Rome. Elle doit son nom au pape Paul III, qui la fait bâtir de 1537 à 1539. Deux grandes fresques de Michel-Ange, illustrant la Conversion de saint Paul et le Martyre de saint Pierre, ornent ses murs latéraux. Exécutées à l'apogée de sa renommée entre 1542 et 1550, ce sont les dernières peintures de l'artiste. Réservée au pape, la chapelle Pauline ne se visite pas. Pendant le conclave, c'est l'endroit d'où part la procession des cardinaux électeurs pour rejoindre la chapelle Sixtine où, après qu'on a chanté le Te Deum, le nouveau pontife se recueille avant de se rendre à la loggia des Bénédictions.
Lieux à Proximité Voir Menu
22 m
Sala Regia
La Sala Regia (Salle royale) est une salle d'honneur située au Palais apostolique, dans la cité du Vatican. Véritable antichambre de la chapelle Sixtine, elle est affectée aux audiences. On y accède par la Scala Regia (escalier royal).
29 m
Scala Regia
La Scala Regia est un imposant escalier du Palais apostolique du Vatican, à Rome. Il fait partie de l'entrée cérémoniale du Vatican. Il a été construit par Antonio da Sangallo le Jeune, dans les premières années du XVIe siècle, pour relier le Palais apostolique à la basilique Saint-Pierre, et a été fortement restauré par Le Bernin, de 1663 à 1666.
31 m
Constantin (Le Bernin)
Constantin est une sculpture équestre de l'artiste italien Gian Lorenzo Bernini, située dans la Scala Regia, l'escalier reliant le palais apostolique à la basilique Saint-Pierre, au Vatican. Commandée à l'origine comme une œuvre d'art libre pour la basilique Saint-Pierre, la sculpture est dévoilée en 1670 comme partie intégrante de la Scala Regia. Contrairement à d'autres grandes œuvres du Bernin, les historiens de l'art pensent qu'elle est entièrement réalisée de la main du Bernin : aucun autre sculpteur n'a été payé pour sa réalisation. Le Bernin toucha 7000 écus romains pour cette œuvre.
50 m
Le Jugement dernier (Michel-Ange)
Le Jugement dernier (italien : Il Giudizio Universale) est une fresque réalisée par Michel-Ange, alors âgé de soixante ans, sur la paroi derrière l'autel de la chapelle Sixtine au Vatican. Commandé par le pape Clément VII (Jules de Médicis), le travail dura six ans et fut inauguré par son successeur Paul III le 1er octobre 1541. C'est l'un des plus grands chefs-d'œuvre de l'art occidental.
C'est une représentation de la Parousie, la seconde venue du Christ, et du Jugement dernier, final et éternel de toute l'humanité, par Dieu. Les morts ressuscitent et descendent vers leur destin, tel que jugé par le Christ qui est entouré de saints éminents. Au total, y figurent plus de 300 personnages, avec presque tous les hommes et les anges à l'origine représentés nus ; beaucoup ont ensuite été en partie recouverts de draperies peintes, dont certaines subsistent après une restauration et un nettoyage récents.
L'œuvre marque la fin d'une époque et constitue un tournant dans l'histoire de l'art et de la pensée humaine : l'homme fort et confiant de l'Humanisme et du début de la Renaissance, que Michel-Ange lui-même avait exalté dans les Ignudi de la voûte, est remplacé par une vision chaotique et angoissée qui investit à la fois les damnés et les bienheureux, dans l'absence totale de certitude qui reflète la dérive et les insécurités de la nouvelle ère.
Les travaux ont duré plus de quatre ans entre 1536 et 1541, la préparation du mur ayant débuté en 1535. Michel-Ange a commencé à y travailler vingt-cinq ans après avoir terminé le plafond de la chapelle Sixtine, et avait près de 67 ans à son achèvement. Il a été achevé sous le pape Paul III dont les vues réformatrices plus fortes que celles de son prédécesseur, le commanditaire de l'ouvrage, ont probablement affecté le traitement final.
Dans la partie inférieure de la fresque, Michel-Ange a suivi la tradition en montrant le sauvé montant à gauche et le damné descendant à droite. Dans la partie supérieure, les habitants du Ciel sont rejoints par les nouveaux sauvés. La fresque est plus monochrome que les fresques du plafond et est dominée par les tons chair et ciel. Le nettoyage et la restauration ont cependant révélé une gamme chromatique plus étendue qu'auparavant. L'orange, le vert, le jaune et le bleu y sont dispersés, animant et unifiant la scène complexe.
L'accueil du tableau est mitigé dès le départ, avec beaucoup d'éloges mais aussi de critiques à la fois religieuses et artistiques. La quantité de nudité et le style musculaire des corps ont été un sujet de discorde, et la composition globale, un autre.
English
Français