La nécropole memphite est le nom donné à plusieurs nécropoles ayant été utilisées dans la région de Memphis. Si plusieurs sites sont utilisés dès la période prédynastique, la nécropole est connue pour ces monuments de l'Ancien Empire que sont les pyramides, dont une partie, la nécropole de Gizeh, est classé au patrimoine mondial de l'humanité. La nécropole peut être divisée en trois parties :

une partie septentrionale, liée au nome héliopolitain (rive orientale) et au nome de la Cuisse (rive occidentale) une partie centrale, directement liée à Memphis une partie méridionale, située dans le nome inférieur du Laurier rose (rive occidentale)

1. Partie septentrionale

rive occidentale : Abou Rawash, principalement : cimetières datant de la période prédynastique à la IIe dynastie avec une nécropole M de notables datant du règne de Den, pyramide numéro 1 de Lepsius, complexe funéraire de Djédefrê, nécropole F : nécropole de notables de Djédefrê et des prêtres du culte funéraire (IVe et Ve dynasties), nécropole H : nécropole des artisans, nécropoles du Ouadi Qaren (Moyen Empire, Basse Époque et période romaine), Gizeh, principalement : nécropole Gizeh-Sud (IIe dynastie puis période saïte), complexe funéraire de Khéops, complexe funéraire de Khéphren, complexe funéraire de Mykérinos, tombe de Khentkaous Ire, nécropoles de l'élite de la IVe dynastie et des prêtres des cultes funéraires des Ve et VIe dynasties, nécropole des ouvriers, rive orientale : Vieux-Caire : un cimetière thinite.

1. Partie centrale

rive occidentale : Zaouiet el-Aryan, principalement : un cimetière de la fin de la période prédynastique et de la Ire dynastie, un cimetière de la IIe dynastie, la pyramide à tranches avec un cimetière associé (IIIe dynastie), la grande excavation (IVe dynastie), un cimetière de la XVIIIe dynastie, un cimetière de la période romaine, Abou Ghorab, principalement : un cimetière de la Ire dynastie, le temple solaire d'Ouserkaf , le temple solaire de Niouserrê, Abousir, principalement : un cimetière au sud datant des IIe et IIIe dynasties, la pyramide de Sahourê, la pyramide de Néferirkarê Kakaï, la pyramide de Néferefrê, la pyramide inachevée (de Chepseskarê ?), la pyramide de Niouserrê, un cimetière associé aux pyramides datant de la Ve dynastie, un cimetière au sud pour les prêtres du cultes cultes funéraires datant des Ve et VIe dynasties, un cimetière au sud datant des XXVIe et XXVIIe dynasties, Saqqarah, principalement : la nécropole de l'élite des trois premières dynasties, la nécropole des rois du début de la IIe dynastie, les complexes pyramidaux de nombreux rois de l'Ancien Empire, les nécropoles de l'élite associées à ces rois, les complexes pyramidaux de la XIIIe dynastie, la nécropole de l'élite de la fin de la XVIIIe dynastie au début de la XIXe dynastie, la nécropole de la Basse Époque, les nécropoles animales et les temples associés, dont le Sérapéum, l'Anoubieion et le Bubasteion, Dahchour, principalement : les pyramides rhomboïdale et rouge de Snéfrou, la nécropole de l'élite de Snéfrou, la pyramide, dite la « pyramide blanche », d'Amenemhat II de la XIIe dynastie, la pyramide de Sésostris III de la XIIe dynastie, la pyramide, dite la « pyramide noire », d'Amenemhat III de la XIIe dynastie, la pyramide d'Amény-Qémaou de la XIIIe dynastie, la pyramide d'Hatchepsout de la XIIIe dynastie, une pyramide anonyme de la fin de la XIIe dynastie ou de la XIIIe dynastie, la pyramide A de Dahchour sud datant probablement de la XIIIe dynastie, la pyramide B de Dahchour sud datant probablement de la XIIIe dynastie, une nécropole du Moyen Empire associée aux pyramides de la période, Mazghouna : la pyramide nord de Mazghouna de la XIIIe dynastie, la pyramide sud de Mazghouna de la XIIIe dynastie, Kôm el-Fakhry, à Mit-Rahineh : un cimetière datant de la Première Période intermédiaire, rive orientale : Maadi : un cimetière prédynastique, un cimetière thinite, Tourah : un cimetière thinite, Helwan : un cimetière thinite, El-Omari : un cimetière prédynastique.

1. Partie méridionale

Licht, bien que la nécropole qui s'est développée à cet endroit soit plus lié à la ville de Itjitaouy, alors nouvelle capitale, qu'à Memphis : la pyramide d'Amenemhat Ier, la pyramide de Sésostris Ier, nécropole de l'élite du début de la XIIe dynastie, Tarkhan : un cimetière principalement de la fin de la période prédynastique et de la Ire dynastie et de la fin de l'Ancien Empire, Gerzeh : un cimetière prédynastique, El-Riqqa (en) : un cimetière allant du Moyen Empire au Nouvel Empire, Meïdoum : la pyramide de Snéfrou, la nécropole associée IVe dynastie.

1. Références


1. Bibliographie

(en) Toby Wilkinson, Early Dynastic Egypt, Londres, Routledge, 1999, 413 p. (ISBN 978-0-415-26011-4) ; Michel Baud, Djéser et la IIIe dynastie, Paris, Pygmalion, 2002, 301 p. (ISBN 978-2857047797) ; Sydney Aufrère et Jean-Claude Golvin, L'Égypte restituée : Sites, temples et pyramides de Moyenne et Basse-Égypte, t. 3, Paris, Éditions Errance, 1997 (ISBN 2-87772-148-5). (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Reliefs, and Paintings : Memphis. Part I, Abû Rawâsh to Abûṣîr, vol. 3, Oxford, The Clarendon Press, 1974, 2e éd. (PDF) ; Michel Baud, Dominique Farout, Yannis Gourdon, Nadine Moeller et Aurélie Schenk, « Le cimetière F d'Abou Rawach, nécropole royale de Rêdjedef (IVe dynastie) », Bulletin de l'Institut Français d'Archéologie Orientale, no 103,‎ 2003, p. 17-71 ; (en) Miroslav Bárta, « An Abusir mastaba from the reign of Huni », dans Times, signs and pyramids. Studies in honour of Miroslav Verner on the Occasion of His Seventieth birthday, Prague, 2011 (ISBN 978-80-7308-257-4, lire en ligne) ; (en) Teodozja Rzeuska, In Search for the Lost Memphis. The Old Kingdom Settlement at Kôm el-Fakhry?, 2013, 580-590 p. (lire en ligne) ;

1. Articles connexes

Nome de la Muraille blanche Memphis

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Memphis (Égypte)

Memphis (en arabe منف) était la capitale du premier nome de Basse-Égypte, le nome de la Muraille blanche. Ses vestiges se situent près des villes de Mit-Rahineh et d'Helwan, au sud du Caire. La légende, rapportée par Manéthon, raconte que Memphis fut fondée par le roi Ménès vers -3000. Capitale de l’Égypte durant tout l’Ancien Empire, elle est restée une cité importante tout au long de l'histoire égyptienne, placée sous la protection du dieu Ptah, le patron des artisans dont le temple était l’Hout-ka-Ptah (le « château du ka de Ptah »). C'est de ce terme, qualifiant la maison du dieu, que serait dérivé en grec le mot Αἴγυπτος / aíguptos, prototype du nom du pays en latin, Ægyptus. La ville occupe une place stratégique à l’entrée du delta du Nil et de ce fait regorge d’ateliers et de manufactures, notamment d’armes qui étaient conservées dans de grands arsenaux non loin du port principal de la ville, le Perou Nefer, dont les textes du Nouvel Empire vantent l’activité fébrile. Son histoire est étroitement liée à celle du pays et sa ruine est due, d’abord, à la perte de son rôle économique à la fin de l’Antiquité et la montée d’Alexandrie, puis à l’abandon de ses cultes à la suite de l’édit de Thessalonique.
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Temple d'Hathor (Memphis)

Le temple d'Hathor situé à Memphis est un temple égyptien voué au culte d'Hathor. Il a été fondé et construit pour l'essentiel par Ramsès II, pharaon de la XIXe dynastie comme en témoignent les nombreux cartouches relevés sur les parois encore en place. Il se trouve à environ 70 mètres au sud de l'enceinte principale de l'antique capitale, longeant une voie processionnelle ornée de différents édifices et statues et qui, partant du grand temple de Ptah, devait relier une autre enceinte consacrée à sa parèdre Sekhmet selon les descriptions anciennes de la cité, téménos qui reste par ailleurs à identifier sur ce vaste site envahi par les palmeraies. Découvert dans les années 1970 en même temps que les vestiges en granite d'un autre édifice du même règne situé lui à proximité du grand colosse couché de Memphis, ce petit temple d'Hathor a été identifié et fouillé par l'égyptologue Abdulla el-Sayed Mahmoud lors d'une première campagne de fouilles en 1971. Il dégagea alors la moitié d'un pylône et les deux tiers d'une cour à portiques supportés par des colonnes aux chapiteaux hathoriques dont l'affleurement d'un exemplaire donna le signal d'une découverte inédite. D'autres campagnes de fouilles ont poussé les investigations et depuis son plan d'ensemble a été restitué, mais il reste encore à le dégager de la gangue de sable et de terre qui l'emprisonne.
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Temple d'Apis (Memphis)

Le temple d'Apis situé à Memphis est le principal temple égyptien voué au culte du dieu Apis. Dans les ouvrages des auteurs classiques ou des historiens traitant de ce sujet, il est parfois nommé Sérapéum égyptien par opposition au Sérapéum grec, ou encore Apiéum. Dieu de la fertilité, associé à Osiris et incarnation vivante du dieu Ptah, le dieu Apis apparaissait régulièrement sur terre sous la forme d'un taureau sacré qui, une fois reconnu par les prêtres parmi les troupeaux du pays, était amené au temple de Memphis au cours d'une cérémonie fastueuse pour y être vénéré toute sa vie durant.
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202 m

Temple de Ptah et de Sekhmet de Ramsès II

Le temple de Ptah d'Ousirmaât-Rê setep-en-Rê a été édifié par Ramsès II au sud de l'enceinte de l'Hout-ka-Ptah, enceinte principale du site de Memphis, non loin du grand colosse du roi exposé dans le musée en plein air de la ville de Mit-Rahineh.