L'Avenida del Libertador (Avenue du Libérateur) est une importante avenue de la ville de Buenos Aires, capitale de l'Argentine.

1. Situation et accès

Elle nait dans le quartier de Retiro et meurt après quelque 35 km dans le canal San Fernando, l'un des bras du Delta du Paraná à la limite des partidos de la province de Buenos Aires de Tigre et de San Fernando. L'avenue commence au nord-est de Buenos Aires, dans le quartier de Retiro. Elle se dirige vers le nord-ouest, parallèlement à la rive du Río de la Plata par les quartiers de Recoleta, de Palermo, de Belgrano et de Núñez. Elle croise perpendiculairement l'Avenida General Paz (qui constitue le périphérique de la ville) et continue son parcours au travers de la zone nord de l'agglomération du grand Buenos Aires, traversant les partidos de Vicente López, San Isidro et San Fernando, où elle se termine. Bien que le nom de l'avenue ne change pas tout au long de ce parcours, la numérotation dépend du partido traversé. Dans la ville de Buenos Aires, les numéros vont de 1 à 8700, dans le partido de Vicente López de 1 à 4200, dans celui de San Isidro de 12900 à 18300, et dans le parti de San Fernando de 3900 à 1.

1. Origine du nom

Elle doit son nom au général José de San Martín, héros des guerres de l'indépendance de l'Argentine, du Chili et du Pérou.

1. Historique

Depuis l'époque coloniale, c'est-à-dire avant 1810, il existait au nord du centre-ville de Buenos Aires, entre les ravins et les rives du Río de la Plata, une piste ou une route rudimentaire qui s'appelait « Del Bajo » ou « de las Cañitas » (à cause des roseaux qui poussaient sur les rives naturelles du Río de la Plata). Ce chemin remonte à 1580, lorsque Juan de Garay a attribué des terres au-delà du centre urbain, au nord et au sud de Buenos Aires. Entre chaque ferme, un chemin devait passer, ainsi que le long de sa façade et de son arrière. Au nord, la route de l'arrière-plan correspond aux actuelles avenida de los Constituyentes (es) et avenida Fondo de la Legua (es), tandis que la route en face, appelée « Camino de Santa Fe » ou « Camino del Bajo », a progressivement pris forme avec l'actuelle avenida del Libertador, les , avenida General Las Heras (es), avenida Santa Fe, l’avenida Luis María Campos (es), puis le tracé de l'actuel chemin de fer Mitre vers Tigre, jusqu'à presque rejoindre San Fernando. L'« avenida del Libertador » a été créée sous ce nom en 1950, à l'instigation du président Juan Domingo Perón. Pour concevoir cette nouvelle avenue longeant toute la zone nord de la capitale fédérale, plusieurs artères routières portant des noms différents ont été fusionnées, reliant le Retiro à Núñez. Dans sa section provinciale, l'Avenida del Libertador s'étend de l'Avenida General Paz jusqu'au canal de San Fernando.

1. Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

L'Avenida del Libertador est une artère très importante sur le plan culturel. À son début, à l'intersection des avenues Leandro N. Alem et Ramos Mejía, se trouve la Plaza San Martín. Cinq cents mètres plus loin, l'avenue passe au bas de l'emblématique Avenida 9 de julio et à un kilomètre de là elle court près du Cimetière de Recoleta et du Museo Nacional de Bellas Artes. A Palermo se trouvent le Monumento de los Españoles, les Bosques de Palermo, le Jardin zoologique et l'immeuble d'expositions de la Sociedad Rural Argentina. Continuant vers le nord-ouest, déjà dans le quartier de Núñez, se trouve le stade Antonio Vespucio Liberti du Club Atlético River Plate, siège officiel de la sélection nationale de football d'Argentine. Après avoir traversé l'avenue Avenida General Paz et être sortie du District Fédéral, l'avenue borde la côte du partido de Vicente López, sur laquelle se situe le très grand Paseo de la Costa (Promenade de la côte). Tandis que dans la localité de Martínez se concentre une importante offre gastronomique, à San Isidro, l'avenue se rétrécit. En effet la moitié de l'avenue orientée en direction de la capitale devient la rue calle Revolución de Mayo. Sur l'avenue, dans la direction de Tigre, se trouve l'imposante cathédrale de San Isidro.

1. Voir aussi

La ville de Buenos Aires Le quartier de Retiro Le quartier de Recoleta Le quartier de Palermo Le quartier de Belgrano Le quartier de Núñez

1. Notes et références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Avenida del Libertador » (voir la liste des auteurs).

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74 m

Académie nationale des beaux-arts d'Argentine

L'Académie nationale de Beaux-Arts (Academia Nacional de Bellas Artes) a comme finalité de contribuer au développement des beaux-arts dans toutes ses branches : arts visuels, musique, architecture et urbanisme, histoire et critique d'art, et action culturelle. L'Académie réalise des études et des recherches et divulgue ses résultats ; elle formule des plans d'action culturelle et conseille les gouvernements à divers niveaux ainsi qu'à des institutions culturelles publiques ou privées. Elle a été créée à Buenos Aires (Argentine) par arrêté du 1er juillet 1936 avec un groupe d'intellectuels et de personnalités de la culture.
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406 m

Avenida Figueroa Alcorta

L'Avenida Figueroa Alcorta à Buenos Aires, capitale de l'Argentine.
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432 m

Bibliothèque nationale de la République argentine

La Bibliothèque nationale de la République argentine (Biblioteca Nacional de la República Argentina) est la bibliothèque la plus importante d'Argentine. Actuellement elle est située dans le quartier de Buenos Aires appelé Recoleta, dans un bâtiment de style plutôt brutaliste, et ce depuis 1992. Auparavant, inaugurée en 1810, elle se situait dans un édifice situé dans la Manzana de las Luces.
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574 m

Musée d'Art latino-américain de Buenos Aires

Le Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires ou MALBA, en français musée d'art latino-américain de Buenos Aires est un musée argentin situé dans le quartier de Palermo, à Buenos Aires, sur l'Avenida Figueroa Alcorta. Il héberge la collection d'Eduardo F. Costantini, président de la fondation qui porte son nom et qu'il fonda. La mission spécifique de ce musée est d'être un espace destiné à la collection, la conservation, l'étude et la diffusion de l'art latino-américain depuis le début du XXe siècle.