La pyramide SAK S3 se situe au sud de Saqqarah en Égypte, près de la pyramide de Khendjer. SAK S3 (Saqqara Sud 3) est le nom provisoire et moderne d'une pyramide égyptienne, qui a été repérée par l'équipe allemande du Deutsches Archäologisches Institut au nord de la pyramide de Khendjer au printemps 2006 lors d'une enquête de terrain à Saqqara Sud. La structure apparaît sur certaines cartes anciennes comme une colline, sans être identifiée comme une pyramide. Elle est datée avec une certaine certitude de la XIIIe dynastie.

1. Structure

Le contour de la pyramide indique une base mesurant 55 × 55 mètres - environ cent coudées royales. C'est une taille courante pour les pyramides de la XIIIe dynastie. Dans la zone de la pyramide se trouve une fosse rectangulaire mesurant environ 20 × 25 mètres, dans laquelle se trouvait la sous-structure de la pyramide. L'entrée de la fosse se trouvait sur le côté Est. La fosse est entourée de tas de gravats pouvant atteindre deux mètres de haut et contenant des fragments de calcaire et des restes de briques crues. Les découvertes suggèrent que la construction de la pyramide a été abandonnée peu après le début de la construction.

1. Propriétaire et date

La pyramide n'ayant pas encore fait l'objet de fouilles systématiques, aucune conclusion ne peut être apportée quant à son propriétaire. Les découvertes de poteries dans les environs datent de la XIIIe dynastie.

1. Bibliographie

Robert Schiestl, « Neues zur Residenznekropole der 13. Dynastie », Sokar no 13, 2006, p. 47. Nicole Alexanian, Robert Schiestl, Stephan Johannes Seidlmayer, The Necropolis of Dahshur Third Excavation Report Spring 2006, Berlin, Freie Universität Berlin, 2006 (lire en ligne), p. 13.

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156 m

Pyramide de Khendjer

La pyramide de Khendjer est de type à faces lisses et se situe à Saqqarah. Le monument a été fouillé entre 1929 et 1931 par Gustave Jéquier. Le complexe est fortement ruiné et il ne reste de la pyramide qu'un petit massif de briques, les infrastructures de la pyramide principale et de la petite pyramide ainsi que les fondations de deux enceintes, une en pierre et l'autre en briques. Le temple funéraire et une petite chapelle n'ont laissé que quelques traces, le temple de la vallée n'a jamais été retrouvé.
398 m

Pyramide inachevée de Saqqarah sud

La Pyramide inachevée de Saqqarah sud est de type à faces lisses et se situe à Saqqarah à peu de distance et à l'ouest de la pyramide de Khendjer. On ne sait toujours pas à qui fut destinée cette sépulture datant très probablement de la XIIIe dynastie. Le monument fut exploré et fouillé par Gustave Jéquier entre 1929 et 1930. Très endommagées et toujours méconnues, les ruines révèlent pourtant l'infrastructure la plus complexe jamais élaborée pour un souverain depuis le règne de Khéops, intégrant toutes les innovations faites par les architectes égyptiens durant la XIIe dynastie.
501 m

Pyramide SAK S7

La pyramide SAK S7 se situe au sud de Saqqarah en Égypte, près de la pyramide inachevée de Saqqarah sud. Il s'agit d'un monument repéré par l'équipe allemande du Deutsches Archäologisches Institut. Aucune étude n'a encore permis de confirmer la forme du monument.
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1.0 km

Mastaba de Chepseskaf

Le mastaba el-Faraoun est le nom donné par les Égyptiens contemporains au tombeau de Chepseskaf, dernier souverain de la IVe dynastie. Ce tombeau marque un tournant dans l'édification des tombes royales de l'Ancien Empire. En effet, depuis la IIIe dynastie chaque pharaon se fait édifier un complexe funéraire dont le principal monument est une pyramide qui atteint avec la IVe dynastie des proportions colossales et une perfection géométrique qui force l'admiration depuis l'Antiquité. Non seulement Chepseskaf rompt avec le choix de ses prédécesseurs de bâtir le complexe funéraire en face d'Héliopolis, en faisant établir le sien propre à Saqqarah, mais plus encore la rupture semble être complète par l'édification non plus d'une pyramide mais d'un gigantesque mastaba qui néanmoins est inclus dans un complexe funéraire. Ce fait est diversement interprété par les égyptologues. Certaines théories penchent en faveur d'un complexe inachevé en raison de la brièveté du règne ce qui expliquerait que la plupart des éléments du complexe sont en briques crues. D'autres militent pour une remise en question du dogme héliopolitain, le choix de la forme du monument, qui s'apparenterait soit à une reproduction du sanctuaire primitif de Bouto soit à un gigantesque sarcophage démontrant une volonté affichée du roi de se rapprocher du mythe osirien. Quoi qu'il en soit, ce tombeau à l'écart des sentiers battus reste une œuvre typique de la IVe dynastie par la disposition des appartements funéraires royaux, le choix des matériaux de construction et de revêtement du monument ou encore par le plan du complexe funéraire dans son ensemble.