La grande synagogue d'Alger est une ancienne synagogue dans la casbah d'Alger en Algérie. Inaugurée en 1865, elle est pendant près de cent années l'un des lieux de culte de la communauté juive algéroise. Le 12 décembre 1960, elle est profanée et saccagée par des émeutiers du FLN. En 1962, à l'indépendance du pays et à la suite de l'exode de la communauté juive, la synagogue est confisquée puis transformée en mosquée. On donne officiellement au lieu le nom de Djamâa Farès, "mosquée Farès", mais pour beaucoup d'habitants elle reste la Djamâa Li houd (جامع اليهود), signifiant « la mosquée des juifs ».

1. Origine de la synagogue

A l'endroit de la synagogue il y avait auparavant un terrain, vendu ensuite par les Français aux juifs d'Algérie qui y construisent une synagogue en 1845.

1. Transformation en Mosquée Ben Farès

À la suite du départ des juifs d'Algérie comme la majorité des pieds-noirs lors de l'indépendance de l'Algérie, la synagogue est transformée en mosquée, appelé "Mosquée de Ben Farès". L'origine du nom de la mosquée, selon ce qui était indiqué dans le livre des « mosquées de la ville d'Alger, ses zaouïa et ses sanctuaires à l'époque ottomane » de Ben Hamoush, est attribuée au quartier dans lequel vivait Hajj Ali Abdul Aziz ibn Farès, qui a fui l'Andalousie après sa chute en 1492 pour s'installer à Bejaia et puis à Alger, dans le quartier de la Casbah.

1. Galerie


1. Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Djamâa Ben farès » (voir la liste des auteurs).

1. Voir aussi


1. = Articles connexes =

Histoire des Juifs en Algérie. Grande synagogue d'Oran.

1. = Lien externe =

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36 m

Citadelle d'Alger

La citadelle d'Alger, appelée aussi Dar El Soltane, est une imposante forteresse sur les hauteurs de la Casbah d'Alger dominant la baie d'Alger. Les travaux de construction de la citadelle ont été entamés au XVIe siècle par les frères Barberousse, qui est devenue le siège du pouvoir politique, économique et financier de la Régence d'Alger en 1816. La citadelle était le deuxième plus grand palais de l'Empire ottoman, après le palais de Topkapi à Constantinople. En 1992, la citadelle fut classée avec l'ensemble de la Casbah d'Alger, par un comité de l'Unesco, sur la liste du patrimoine mondial.
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36 m

Mosquée el Berrani

La mosquée el Berrani (en arabe : جامع البراني) est une mosquée historique de la Casbah d'Alger construite à l'époque de la régence d'Alger, en 1653, pour permettre aux fidèles étrangers d'accomplir la prière. Elle est mitoyenne à la Citadelle d'Alger et fut classée, avec l'ensemble de la casbah d'Alger, au patrimoine mondial de l’humanité par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) en 1992.
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104 m

Palais de la Jénina

Le palais de la Jénina (arabe : قصر الجنينة) aussi appelée « Dar soltan el-kadîma » (vieille maison du Sultan) fut anciennement la résidence officielle de l’émir d'Alger Salim at-Toumi, chef de la tribu des Thaâliba. À la suite de la création de la régence d'Alger, ce palais devient la résidence d'Arudj Barberousse, devenu sultan d'Alger après la prise de la ville et l'assassinat de Salim at-Toumi. Dans ce palais vont aussi résider les Beylerbey « émir des émirs » de 1519 à 1585, les pachas (1585-1659), les aghas (1659-1671) et les deys (1671-1817), les deys iront ensuite habiter dans la citadelle d'Alger jusqu'en 1830. Il fut détruit par l'administration coloniale française en 1857 . Le terrain devient une place d'armes pour les troupes françaises, puis une place baptisée place du Gouvernement. À l'indépendance de l'Algérie en 1962, la place du Gouvernement est renommée place des Martyrs. Le dernier témoin de cet ensemble est Dar Aziza, une aile palatiale avec patio datant du XVIe siècle.
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114 m

Mosquée Sidi M'hamed Cherif

La mosquée Sidi M'hamed Cherif se situe dans la haute Casbah d'Alger, au carrefour des rues Sidi M’hamed Chérif et des frères Bachara (également nommées Yacef‑Mokrane et Fatah Brahim) . Elle est bâtie autour du sanctuaire de Sidi M'hamed Cherif, un saint local décédé aux alentours de 1541–1543, ce qui en fait l’édifice religieux centré autour d’un lieu de dévotion historique.