La cité des Coutures est un ensemble de logement social de la ville de Limoges, située dans le département français de la Haute-Vienne.

1. Description

L'ensemble est l'œuvre de Roger Gonthier, architecte de la gare de Limoges-Bénédictins à proximité et à la même époque que celle-ci (1925-1932) alors que la ville est marquée par une forte activité industrielle aux XIXe et XXe siècles. La construction de la cité s'inscrit d'ailleurs dans une grande vague d'édification de logements sociaux à Limoges, qui s'étale sur toute la première moitié du XXe siècle, alors que l'industrie de la chaussure et de la porcelaine sont encore très puissantes. L'ensemble est à l'origine constitué de 540 logements, auxquels on ajoute des équipements collectifs, une cour intérieure et des commerces. Dans les années 1950, on construit 75 logements supplémentaires. Quartier très industriel, les Coutures accueillent dans leur cité une part importante d'employés de la chaussure - environ 15 % - mais aussi, proximité de la gare oblige, 4 à 5 % de cheminots.

1. Histoire

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la cité, par sa configuration fermée, est le siège d'un groupe de résistants (parmi lesquels la future épouse d'André Foussat, député de 1945 à 1956), dont plusieurs seront dénoncés. En juin 1940, une bombe est larguée sur les immeubles, faisant trois victimes. Une plaque rappelle le passé du quartier à travers la guerre, sur une façade. Classée quartier prioritaire dès 2015, la cité compte 1 892 habitants en 2018 pour un taux de pauvreté de 41 %

1. Notes et références


1. Bibliographie

J.-M. Ferrer & Ph. Grandcoing, Une histoire de Limoges, Limoges, Culture et patrimoine, 2003 P. Plas & C. Druelle-Korn, 150 ans d'avenir, Clermont-Ferrand, Un, deux... quatre éditions, 2009 Laurent Bourdelas, Histoire de Limoges, Geste Editions, 2014.

1. Voir aussi


1. = Articles connexes =

Habitation à bon marché Socialisme municipal Art déco à Limoges

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197 m

Abbaye Saint-Augustin-lès-Limoges

L’abbaye Saint-Augustin-lès-Limoges est une ancienne abbaye bénédictine de la ville de Limoges, dans le Limousin historique, en France. Elle se situait à côté de l'actuelle gare de Limoges-Bénédictins, à qui elle a donné son nom. Elle est construite en 934, quand l'évêque de Limoges décide d'établir une communauté de moines à l'emplacement d'un ancien sanctuaire dédié à saint Augustin. Jusqu'au XIIe siècle, elle connaît son apogée, s'agrandissant plusieurs fois et servant de lieu désigné pour inhumer des évêques. S'ensuit un déclin, et elle est sur le bord de disparaître à la fin du XVIe siècle. Mais alors sous l'impulsion d'un abbé dynamique, elle reprend de l'activité et adhère parmi les premières à congrégation de Saint-Maur. À la Révolution elle est vendue comme bien national, puis peu après achetée par l'État pour en faire une maison d'arrêt, et ensuite une caserne, avant d'être démolie complètement en 1940. Une histoire de cette abbaye a été écrite par Bernard Gui, surtout connu pour son rôle d'inquisiteur.
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336 m

Gare de Limoges-Bénédictins

La gare de Limoges-Bénédictins est une gare ferroviaire française, la principale des deux gares de la commune de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine. Principal nœud du Limousin, avec 1,6 million de voyageurs annuels, elle est située au cœur d'une étoile ferroviaire à huit branches, au carrefour de quatre lignes la reliant à Paris via Châteauroux et Orléans, Toulouse via Brive et Montauban, Poitiers via Le Dorat, Angoulême et Périgueux. Elle est également une gare routière régionale. Ouverte en 1856 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, à la mise en service du prolongement vers le sud de la ligne venant d'Orléans au-delà d'Argenton-sur-Creuse, une première gare demeure en service plus de soixante-dix ans. Elle est remplacée par le bâtiment actuel, inauguré en 1929. Chef-d’œuvre éclectique d'architecture régionaliste et symbole de la ville, l'esthétique de celui-ci emprunte autant à un Art nouveau tardif, qu'à l'Art déco et au néo-classicisme, et à ce titre fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975. La gare de Limoges-Bénédictins est désormais une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par les trains des réseaux Intercités et TER Nouvelle-Aquitaine.
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352 m

Four des Casseaux

Le four des Casseaux est un four à porcelaine situé dans la commune de Limoges, dans la Haute-Vienne. Son volume de 80 mètres cubes permettait de cuire simultanément 15 000 pièces de porcelaine. Il est le seul, parmi les cinq vestiges de fours ronds encore présents à Limoges, à être classé monument historique, sous le nom d'ancien four à porcelaine G.D.A., et accessible au public. Témoignage rare de l'intense activité de production de porcelaine de Limoges du début du XXe siècle, il s'agit du dernier grand four rond dit « à flamme renversée » présent en France. Il est ouvert à la visite, et constitue un site patrimonial et touristique de premier plan de la ville. Son nom actuel lui a été donné consécutivement à l'engagement de son projet de valorisation ; il découle du nom du quartier situé en bordure de la Vienne.
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540 m

Champ de Juillet

Le Champ de Juillet est un parc public de la ville de Limoges, en France. Créé au XIXe siècle, réaménagé dans les années 1920, il est situé près de la gare des Bénédictins, dans l'axe joignant cette dernière à la place royale Denis-Dussoubs. Il recouvre 2,7 hectares pour le seul parc, plus de cinq hectares si l'on prend en compte les parkings.