L’usine Motte-Bossut est une usine roubaisienne du secteur du textile qui a fermé en 1982. Elle héberge maintenant les Archives nationales du monde du travail.

1. Histoire

La société Motte-Bossut est fondée par Louis Motte-Bossut en 1843. Il fait construire, entre 1843 et 1845, une filature de coton sur l'un des annexes du canal de Roubaix. Elle est conçue selon un modèle anglais et équipée d'un nouveau système de filature de coton dit self-acting. Partiellement détruite par un incendie dès 1845, elle est reconstruite et agrandie l'année suivante pour accueillir 44 000 broches. On l'appelle « la filature monstre », sa capacité de production étant supérieure à l'ensemble des autres unités de Roubaix et Tourcoing. En 1866, elle est détruite complètement par un incendie et la production est reportée sur « l'annexe », construite à l'épreuve du feu en 1862, sur l'autre rive du canal. Agrandie à cette occasion, elle est à l'origine du bâtiment actuel. En 1877, la société investit dans une filature de laine qui est érigée sur le terrain en vis-à-vis et les deux filatures sont reliées par une passerelle. En 1891, la passerelle sera remplacée par un nouveau bâtiment qui réunit complètement l'ensemble. À la même époque, deux tours sont construites pour marquer l'entrée de l'usine, la première à l'ouest en 1889, la seconde à l'est en 1891. Fleuron de l'architecture industrielle du Nord, l'usine est inscrite au titre des Monuments Historiques en 1978. Victime de la récession dans le secteur textile, l'usine dépose le bilan et 1981 et cesse ses activités en 1982. Elle est rachetée par la ville de Roubaix, qui fait don à l'État du corps principal de la filature. Réhabilité par l'architecte Alain Sarfati entre 1989 et 1993, il abrite à présent le Centre des Archives nationales du monde du travail. Les bâtiments donnant sur le boulevard Leclerc sont eux aussi réhabilités et accueillent aujourd'hui le Téléport et le Centre international de la communication.

1. Notes et références


1. Liens externes

Ressource relative à l'architecture : Mérimée

L'histoire de la filature Motte-Bossut de Roubaix sur le site des archives nationales Jacqueline Grislain et Martine Le Blan, « L'art de bâtir chez les roubaisiens : La filature Motte-Bossut (1853-1985) », Revue du Nord, 1985 Portail de la métropole européenne de Lille Portail des entreprises Portail des monuments historiques français

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82 m

Archives nationales du monde du travail

Les Archives nationales du monde du travail (ANMT) sont un service à compétence nationale du ministère français de la culture, sis à Roubaix (Hauts-de-France).
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149 m

Eurotéléport (métro de Lille)

La station Eurotéléport est une station de la ligne 2 du métro de Lille, et de la ligne R du tramway de Lille. Elle est située, en dessous de l'intersection entre les boulevards du Général-Leclerc et Gambetta, entre la place de la Liberté et la Rue Mail de Lannoy, à Roubaix. Mise en service en 1999, la station de métro dessert notamment le quartier Anseele - Centre - Nations unies - Crouy - Espérance.
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245 m

Temple protestant de Roubaix

Le temple protestant de Roubaix est un lieu de culte protestant situé rue des Arts à Roubaix, dans le département du Nord. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.
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Roubaix

Roubaix (/ʁu.bɛ/) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. . Avec un peu moins de cent mille habitants, Roubaix, troisième commune des Hauts-de-France par sa population, constitue un des pôles urbains de la Métropole européenne de Lille (MEL). Ville d'art et d'histoire depuis 2001, Roubaix est notable pour son patrimoine architectural et pour l'essor économique qu'elle a connu durant la révolution industrielle au XIXe siècle, grâce à l'industrie textile, dont elle fut une des capitales mondiales au début du XXe siècle. C'est encore à Roubaix qu'ont été fondées les principales maisons de vente par correspondance françaises. La ville se distingue également par son riche tissu associatif et son caractère pionnier dans le domaine social.. Bien que Roubaix constitue toujours un grand pôle d'emploi, le chômage y demeure important et 74 % du territoire de la ville est classé en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) lourdement marquée par la pauvreté. La ville cherche à lutter contre les difficultés liées à la désindustrialisation des années 1970-1980 en misant sur une forte présence étudiante avec ses équipements universitaires et ses grandes écoles, le développement de nouvelles filières économiques, une politique culturelle ambitieuse, et une forte capacité à innover (maisons à 1 €, programme zéro déchet...).