La chapelle Sixtine (en italien, Cappella Sistina), appelée originellement chapelle de Sixte, est une des salles des palais pontificaux du Vatican et fait partie des musées du Vatican. Remplaçant la chapelle Pauline, puis le palais du Quirinal, la chapelle Sixtine est le lieu où, traditionnellement depuis le XVe siècle, les cardinaux réunis en conclave élisent le nouveau pape, et obligatoirement depuis la constitution apostolique édictée par Jean-Paul II en 1996, intitulée Universi Dominici gregis. Dédiée à l'Assomption de Marie, elle est la chapelle principale du palais apostolique, ainsi que l'un des trésors culturels et artistiques les plus célèbres de la Cité du Vatican. Elle a été construite entre 1475 et 1481 environ, à l'époque du pape Sixte IV della Rovere, dont elle tire son nom. Des cérémonies officielles papales (dont dans le passé aussi quelques couronnements papaux) s'y déroulent. Elle est décorée d'œuvres d'art parmi les plus connues et célébrées de l'art occidental, dont les célèbres fresques de Michel-Ange, qui couvrent la voûte (1508-1512) et le mur du fond (Jugement dernier) au-dessus de l'autel (vers 1535-1541). Les murs sont décorés d'une série de fresques de certains des plus grands artistes italiens de la seconde moitié du XVe siècle (Sandro Botticelli, Pietro Perugino, Pinturicchio, Domenico Ghirlandaio, Luca Signorelli, Piero di Cosimo, Cosimo Rosselli et autres). Elle est ainsi considérée comme peut-être la plus complète et la plus importante de cette théologie visuelle, qui a été appelée « Biblia pauperum ». Chaque jour, quelque 10 000 touristes la visitent, avec des pointes de 20 000 personnes aux périodes d'affluence. Cette concentration humaine provoque de multiples exhalaisons de gaz carbonique et risque, à terme, d'endommager les peintures. Il y a aussi une « Chapelle Sixtine » dans la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, construite par Sixte V, et une dans la cathédrale de Savone, construite par Sixte IV comme mausolée pour ses parents.

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Restauration des fresques de la chapelle Sixtine

La restauration des fresques de la chapelle Sixtine est l'une des plus importantes restaurations d'art du XXe siècle. La chapelle Sixtine a été construite au Vatican sous le pontificat du pape Sixte IV, juste au nord de la basilique Saint-Pierre, et achevée vers 1481. Ses murs ont été décorés par nombre de peintres de la Renaissance, figurant parmi les artistes les plus en vue de la fin du XVe siècle en Italie, comme Domenico Ghirlandaio, Michel-Ange, Le Pérugin et Sandro Botticelli. La décoration de la chapelle a été reprise sous le pape Jules II par la peinture du plafond par Michel-Ange entre 1508 et 1512 et par la peinture du Jugement dernier commandée par le pape Clément VII et terminée en 1541, également par Michel-Ange. Les tapisseries du niveau inférieur, aujourd'hui mieux connues grâce aux cartons de Raphaël de 1515-1516, sont venues compléter l'ensemble. L'ensemble de ces peintures et fresques représente le plus grand projet pictural de la Renaissance. Prises individuellement, certaines peintures de Michel-Ange sur le plafond, comme La Création des astres et des plantes ou La Création d'Adam - figurent parmi les œuvres les plus importantes de l'art occidental. Les fresques de la chapelle Sixtine et en particulier le plafond et les tympans de Michel-Ange ont connu plusieurs restaurations, dont les plus récentes, réalisées entre 1980 et 1994, ont eu un important retentissement auprès des historiens et amateurs d'art, révélant des couleurs et des détails jamais vus depuis des siècles. Après ce travail, on a pu dire que « tous les livres sur Michel-Ange devraient être récrits ». Mais d'autres auteurs, comme l'historien d'art James Beck, d'ArtWatch International, ont été extrêmement critiques à l'égard de cette dernière campagne de restaurations, affirmant qu'elles n'ont pas été réalisées dans le respect des véritables intentions de l'artiste. Ces arguments sont au cœur d'un débat encore en cours.
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Le Jugement dernier (Michel-Ange)

Le Jugement dernier (italien : Il Giudizio Universale) est une fresque réalisée par Michel-Ange, alors âgé de soixante ans, sur la paroi derrière l'autel de la chapelle Sixtine au Vatican. Commandé par le pape Clément VII (Jules de Médicis), le travail dura six ans et fut inauguré par son successeur Paul III le 1er octobre 1541. C'est l'un des plus grands chefs-d'œuvre de l'art occidental. C'est une représentation de la Parousie, la seconde venue du Christ, et du Jugement dernier, final et éternel de toute l'humanité, par Dieu. Les morts ressuscitent et descendent vers leur destin, tel que jugé par le Christ qui est entouré de saints éminents. Au total, y figurent plus de 300 personnages, avec presque tous les hommes et les anges à l'origine représentés nus ; beaucoup ont ensuite été en partie recouverts de draperies peintes, dont certaines subsistent après une restauration et un nettoyage récents. L'œuvre marque la fin d'une époque et constitue un tournant dans l'histoire de l'art et de la pensée humaine : l'homme fort et confiant de l'Humanisme et du début de la Renaissance, que Michel-Ange lui-même avait exalté dans les Ignudi de la voûte, est remplacé par une vision chaotique et angoissée qui investit à la fois les damnés et les bienheureux, dans l'absence totale de certitude qui reflète la dérive et les insécurités de la nouvelle ère. Les travaux ont duré plus de quatre ans entre 1536 et 1541, la préparation du mur ayant débuté en 1535. Michel-Ange a commencé à y travailler vingt-cinq ans après avoir terminé le plafond de la chapelle Sixtine, et avait près de 67 ans à son achèvement. Il a été achevé sous le pape Paul III dont les vues réformatrices plus fortes que celles de son prédécesseur, le commanditaire de l'ouvrage, ont probablement affecté le traitement final. Dans la partie inférieure de la fresque, Michel-Ange a suivi la tradition en montrant le sauvé montant à gauche et le damné descendant à droite. Dans la partie supérieure, les habitants du Ciel sont rejoints par les nouveaux sauvés. La fresque est plus monochrome que les fresques du plafond et est dominée par les tons chair et ciel. Le nettoyage et la restauration ont cependant révélé une gamme chromatique plus étendue qu'auparavant. L'orange, le vert, le jaune et le bleu y sont dispersés, animant et unifiant la scène complexe. L'accueil du tableau est mitigé dès le départ, avec beaucoup d'éloges mais aussi de critiques à la fois religieuses et artistiques. La quantité de nudité et le style musculaire des corps ont été un sujet de discorde, et la composition globale, un autre.
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Jonas (Michel-Ange)

Jonas est l'une des fresques (400 × 380 cm) parmi les neuf scènes du livre de la Genèse réalisées en 1512 par Michel-Ange sur le plafond de la chapelle Sixtine, commandée par Jules II.
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Plafond de la chapelle Sixtine

Le plafond de la chapelle Sixtine comprend principalement une fresque réalisée par Michel-Ange entre 1508 et 1512 et inaugurée par le pape Jules II le 31 octobre 1512 ; c'est un chef-d'œuvre de la peinture de la Renaissance italienne considéré comme l'un des plus importants de l'art occidental. La peinture recouvre l'intégralité du plafond de la chapelle Sixtine construite au Vatican sous le pape Sixte IV, entre 1477 et 1483, pour abriter des cérémonies solennelles, dont les conclaves. Commandé par le pape Jules II, c'est un énorme défi pour l'artiste qui, en plus de ne pas ressentir la peinture comme un art qui lui est adapté (il s'est toujours déclaré sculpteur), termine la décoration complexe de près de 500 m2 et quelque 350 figures individuelles, en un temps record et presque seul. Œuvre d'un seul homme, comme le comprit le XVIe siècle, c'est aussi la première des grandes peintures de Michel-Ange et le summum du début de sa maturité. Le cycle des fresques complète, selon l'iconologie chrétienne, expose Les Épisodes de la vie de Jésus et ceux de Moïse, réalisées par plusieurs peintres (dont Botticelli, Ghirlandaio, Le Pérugin, Luca Signorelli et Cosimo Rosselli) dans la chapelle en 1481-1482, à l'époque de Sixte IV ; Michel-Ange peint sur la voûte les histoires de l'humanité « ante legem », c'est-à-dire avant que Dieu n'envoie les tables de la loi à Moïse. Le thème central en est la Genèse. Ces représentations impressionnantes, qui démontrent une parfaite maîtrise de l'anatomie humaine et du mouvement des corps, ont radicalement transformé la peinture occidentale ; la scène de La Création d'Adam a acquis une renommée universelle.