La basilique San Pancrazio (en français basilique Saint-Pancrace) est un lieu de culte situé sur le Janicule, dans le quartier de Monteverde à Rome en Italie. Construite sur les catacombes de Pancrace de Rome, la basilique lui est dédiée.

1. Historique

La basilique Saint-Pancrace est une basilique mineure de Rome, siège du titre cardinalice San Pancrazio fuori le mura. La basilique est construite, à la demande du pape Symmaque, entre la fin du IVe siècle et le début du Ve siècle. Il y est également construit un établissement de bains. Le pape Symmaque est enterré à l'endroit où le célèbre jeune martyr saint Pancrace est enterré. Il est martyrisé à Rome (12 mai 304), à l'âge de 14 ans, pendant le règne de l'empereur Dioclétien, lors des dernières persécutions chrétiennes qui tuent environ 15 000 chrétiens. En 594, Grégoire Ier dote l'église d'un monastère. En 625, le pape Honorius Ier fait construire la basilique à trois nefs. Les fresques de la tribune sont attribuées au peintre Antonio Tempesta.

1. Les catacombes de saint Pancrace

Il existe deux accès, aux catacombes de la basilique : le premier est celui de la Matrone Ottavilla, qui s'est chargée de l'enterrement de saint Pancrace ; cet accès n'est pas ouvert au public mais uniquement aux étudiants de l'archéologie chrétienne. Le second est celui de saint Pancrace, accessible au public. Ces catacombes, par rapport à d'autres plus célèbres, sont étroites, ce qui donne une idée des difficultés de la vie des chrétiens de l'époque, qui y venaient pour rendre hommage aux morts ou dans les chapelles souterraines pour dire la messe lors des anniversaires de la mort de proches ou d'un martyr.

1. = Les martyrs =

Les catacombes sont connues sous le nom du martyr principal qui y est enterré, Pancrace, originaire de Phrygie. Il vient à Rome avec son oncle après la mort de ses parents. Il est décapité en 304 pour avoir refusé de sacrifier aux dieux et son corps est abandonné dans la via Aurelia. Il est ramassé par une chrétienne, Ottavilla, qui l'enterre dans le cimetière près de chez elle, probablement dans sa propriété. Le culte de saint Pancrace est très populaire au Moyen Âge, de sorte que les catacombes, qui portent le nom du Saint, étaient l'une des rares à Rome, a toujours être visitées par des pèlerins. La première mention du martyre de Pancrace figure dans le Martyrologium Hieronymianum, fixant la date de la mort au 12 mai. Les sources antiques, en particulier les routes de pèlerinages médiévaux, citent d'autres martyrs enterrés à Saint-Pancrace : Artemius, Pauline, Sophie et ses trois filles.

1. = Histoire =

Les fouilles menées au début des années 1930, sous le sol de la basilique de San Pancrace, révèlent une voie romaine qui traverse la basilique en diagonale : elles font également apparaître des tombes et des mausolées de terre.

1. = Description =

Les catacombes sont en mauvais état: les galeries sont, pour la plupart, dévastées et la visite est réduite au minimum. Le cimetière souterrain est divisé en trois zones principales. La première zone est située en dessous du transept de la basilique qui se trouve au-dessus, à gauche et derrière l'abside. Cette région a été découverte dans la première moitié du siècle dernier par le Père Fusciardi. Dans la nef de droite, une trappe mène à la seconde zone du cimetière, qui s'étend en dessous de la place, face à la basilique. Dans cette région se trouvent :

la cellule de Botrys, du nom du défunt qui y est enterré : la curiosité de ce tombeau est le fait que la pierre tombale affirme qu'il est le Christianos Botrys. L'expression est rare dans les cimetières chrétiens, la cellule de Saint-Felice, qui date de la fin du IIIe siècle et le début du IVe siècle ; elle est décorée de lignes rouges, avec des éléments du monde marin (navires et poissons), la cellule de Sainte-Sophie, où se trouve une niche voûtée avec quatre tombes, blanchies à la chaux, soupçonnées d'être celles de la martyre et ses trois filles. Enfin, la troisième région s'étend au-dessous du monastère. On y trouve le christogramme de Constantin Ier, ce qui conduit les chercheurs à penser que cette partie du cimetière souterrain a surgi au cours du IVe siècle. La basilique est reconstruite, dans la paroisse, le 12 avril 1931 à la suite de la bulle munus pastorale de Pie XI. Elle est visitée par le Pape Jean-Paul II, le dimanche 22 avril 1979.

1. Galerie


1. Articles connexes

Liste des églises de Rome Liste des basiliques de Rome San Pancrazio fuori le mura (titre cardinalice)

1. Notes et références


1. = Notes =

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Basilica di San Pancrazio » (voir la liste des auteurs).

1. = Références =


1. Bibliographie

(it) L. De Santis, G. Biamonte, Le catacombe di Roma, Newton & Compton Editori, Rome, 1997, p. 128-132 (it) M. Cecchelli, San Pancrazio, Rome, Marietti 1972 (it) G. N. Verrando, « Le numerose recensioni della passio Pancratii », in Vetera Christianorum 19 (1982) 105-129 (it) A. Nestori, « La basilica di S. Pancrazio in Roma », in Rivista di Archeologia Cristiana 36 (1960) 213-248

1. Liens externes

(it) « Site officiel de la paroisse », sur Sanpancrazio2.org (it) « Autre site de la paroisse », sur Sanpancrazio.altervista.org

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Fontaine du Cupidon

La fontaine du Cupidon (en italien, Fontana del Cupido) est une fontaine située à l'intérieur de la villa Pamphilj, dans le quartier Gianicolense à Rome.
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L'église Santa Giuliana Falconieri (en français : Sainte-Giuliana-Falconieri) est une église romaine située dans le quartier du Gianicolense sur la piazza Francesco Cucchi.
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Villa Doria Pamphilj

La villa Doria Pamphilj est un parc de la ville de Rome en Italie, créé au XVIIe siècle par la famille Pamphilj. Depuis 1972, ce parc est public et s'étend sur 180 hectares sur le Gianicolense près de la porta San Pancrazio, ce qui en fait le plus grand du centre de Rome. La villa est divisée en trois parties que sont le palais et les jardins (pars urbana), la pinède (pars fructuaria), et le terrain agricole (pars rustica). La villa comprend aussi une nécropole antique. Les fresques du colombarium sont exposées au palais Massimo alle Terme de Rome. Les installations du parc comprennent des sites pour l’observation des oiseaux et le jogging, et il est très fréquenté par les habitants de Rome, surtout le week-end.
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Mur du Janicule

Le mur du Janicule est une enceinte défensive édifiée à Rome à l'initiative du pape Urbain VIII à partir de 1642 ; c'est le plus récent dispositif de ce genre dans cette ville. Le mur prolonge vers le sud la muraille de la cité léonine qui protège le Vatican, sur la rive droite du Tibre et va rejoindre les bords du fleuve près du port antique, enfermant une grande partie du quartier du Trastevere. Endommagé en 1849 lors des combats opposant les milices de la République romaine aux troupes françaises, ses réparations commencent cinq ans plus tard.