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Cathédrale métropolitaine de Buenos Aires

La cathédrale métropolitaine de Buenos Aires ou cathédrale de la Sainte-Trinité est la principale église catholique de Buenos Aires, en Argentine. Siège de l'archidiocèse de Buenos Aires, elle est située à l'intersection de la rue Calle San Martín et de l′Avenida Rivadavia, dans le quartier de San Nicolás, face à la Plaza de Mayo (ou place de Mai). Elle est consacrée à la Sainte Trinité et mise sous la protection de Notre-Dame de Buenos Aires (« Nuestra Señora del Buen Aire »). L'édifice, de style néoclassique, possède un profil qui n'est pas utilisé habituellement pour les cathédrales, car elle ne possède pas de tours, et ressemble plus à un temple grec qu'à une église catholique typique. Le cardinal Jorge Mario Bergoglio, devenu pape sous le nom de François, en fut l'archevêque du 28 février 1998 au 13 mars 2013.

1. Historique

Avant elle, furent édifiés quatre bâtiments qui furent rasés par la faute de la précarité et du manque de solidité des matériaux, et aussi de la négligence des maçons constructeurs. Le cinquième bâtiment fut un peu plus solide (1622) mais souffrit d'effondrements, de rafistolages et de démolitions. C'est en 1692 que débuta l'œuvre finale qui consistait en trois vaisseaux, plus des chapelles latérales. En 1727 on demanda à l'architecte jésuite Blanqui la réalisation d'une nouvelle façade avec deux tours, mais l'intérieur s'effondra en 1752. Cette même année on chargea le Génois Antonio Masella de mener à bien la disposition intérieure de la cathédrale. En 1770 on observa des fissures dans la coupole (quand les travaux étaient sur le point d'aboutir) et on décida de refaire cette dernière, sous la direction de Manuel Alvarez de Rocha.

1. Description

Elle fut consacrée en 1791 et en 1822 le Français Prosper Catelin, avec Pierre Benoît, réalisa l'actuel portique néoclassique, inspiré du palais Bourbon de Paris. L'ornementation du frontispice, qui fut réalisé entre 1860 et 1863 par Joseph Dubourdieu, présente douze colonnes qui symbolisent les douze Apôtres et un bas-relief qui représente la rencontre de Jacob avec son fils Joseph en Égypte. L'intérieur est de style colonial espagnol. Il a cinq vaisseaux, et la croisée est couverte d'une coupole qui, posée sur un tambour atteint les 41 mètres de hauteur. La cathédrale de Buenos Aires est déclarée monument historique le 21 mai 1942. Elle est restaurée en 1994-1999.

1. Le mausolée de José de San Martín

Depuis le vaisseau latéral de droite on accède au mausolée où reposent les restes du libérateur José de San Martín. Le monument, qui fut construit en 1880, est l'œuvre du sculpteur français Albert-Ernest Carrier-Belleuse (inspiré par l'éclectisme français qui régnait en Europe à cette époque). Un hommage particulier est rendu au grand héros national, en ce sens que le tombeau est veillé par des grenadiers en armes de l'Armée argentine.

1. Galerie


1. Voir aussi


1. = Articles connexes =

Liste des cathédrales d'Argentine Liste des cathédrales Plaza de Mayo Notre-Dame de Buenos Aires (es)

1. = Liens externes =

(es) Site officiel Ressource relative à la religion : GCatholic.org Ressource relative à l'architecture : Structurae

(es) Site de l'Église catholique d'Argentine Portail du catholicisme Portail de l’architecture chrétienne Portail du néo-classicisme Portail de Buenos Aires

Lieux à Proximité Voir Menu
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155 m

Banco Hipotecario

Banco Hipotecario est une banque argentine fondée en 1886 et faisant partie du Merval, le principal indice boursier de la bourse de Buenos Aires.
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Banque de Londres et d'Amérique du sud (Maison mère)

Le siège central de la Banque de Londres et d'Amérique du Sud et l'un des principaux exemples de brutalisme en Argentine. Elle fut construite dans les années 1960 pour cette banque. Elle se trouve au centre de l'intersection entre les rues de la Reconquête et Bartolomé Mitre, en plein centre du quartier de San Nicolás, à Buenos Aires. Dans les années 1990, les bâtiments passèrent aux mains de la Lloyds Bank puis de la banque Hypothécaire, son propriétaire actuel.
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160 m

Bombardement de la place de Mai

Le bombardement de la place de Mai à Buenos Aires, en Argentine, fut la partie la plus visible et la plus sanglante d’un ensemble d’événements violents constitutifs d’une tentative (avortée) de coup d'État commise le 16 juin 1955 par un groupe de militaires et de civils opposés au gouvernement du président Juan Perón. Le projet de coup d’État avait germé quelques années auparavant chez plusieurs officiers supérieurs anti-péronistes appartenant principalement à l’aéronavale argentine, auxquels vinrent s’associer quelques personnalités politiques de l’opposition, et prévoyait de bombarder par un raid aérien le palais de gouvernement, la Casa Rosada, sis sur la place de Mai, dans le but d’assassiner le président Perón, pendant que des troupes rebelles au sol et les dénommés Commandos civils s’empareraient de certains édifices stratégiques dans le centre-ville de la capitale. L’opération, médiocrement préparée, qui dut être hâtée en raison de soupçons qui avaient commencé à peser sur les conspirateurs et de la survenue d’une occasion jugée propice, se heurta à la résistance des troupes loyalistes et de civils péronistes venus nombreux leur prêter main-forte à l’appel du syndicat CGT, de sorte que les combats au sol tournèrent bientôt au désavantage des séditieux, et qu’il devint clair à la fin de l’après-midi du même jour que le coup d’État avait échoué. Du reste, Perón, prévenu d’un coup de force imminent, avait trouvé refuge dans le ministère de la Guerre, sis à 200 mètres de la Casa Rosada. Le bombardement à proprement parler de la place de Mai fut effectué à partir de 10 heures du matin en deux grandes vagues par plusieurs escadrilles d’avions de l’aéronavale qui prirent pour cible, au moyen de projectiles aériens de 20 mm, non seulement le palais du gouvernement, l’édifice de la CGT et ce qui était alors la résidence présidentielle, mais aussi la place de Mai sur toute son étendue, où une foule nombreuse était rassemblée en vue d’une cérémonie, provoquant ainsi la mort de plus de trois centaines de personnes, en grande majorité civiles, et en blessant plus de 700 autres. Le mépris absolu pour la vie humaine et la violence avec laquelle le coup de force fut exécuté, d’une ampleur sans précédent en Argentine, ont fait qu’on a pu le relier avec le terrorisme d'État apparu quelques années plus tard dans le pays. Le 17 juin à 3 heures du matin, il fut communiqué aux meneurs du soulèvement — savoir : Aníbal Olivieri (alors ministre de la Marine), Benjamín Gargiulo et Samuel Toranzo Calderón —, qu’ils seraient jugés selon la loi martiale, et qu’une arme serait offerte à chacun d’eux pour mettre fin à leur vie ; seul le vice-amiral Benjamín Gargiulo accepta la proposition, Olivieri et Toranzo préférant assumer pleinement leurs actes devant une cour de justice. Nonobstant que la peine de mort eût dû être appliquée pour haute trahison, la peine la plus sévère, prononcée contre Toranzo Calderón, sera l’emprisonnement à perpétuité. Les militaires réfugiés en Uruguay, privés de leurs titres sur l’accusation de rébellion, seront dans la suite réintégrés dans l’armée par les nouvelles autorités issues du coup d’État militaire (réussi) du 16 septembre 1955, lesquelles iront jusqu’à affirmer que « la principale cause du nombre élevé de victimes » fut « la détermination absurde » de la CGT à appeler ses adhérents à se rendre sur la place de Mai.
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Tournoi de tennis de Buenos Aires (ATP 2013)

Résultats détaillés de l'édition 2013 du tournoi de tennis professionnel masculin de Buenos Aires.