Boneh Alvan (Persian: بنه علوان, also Romanized as Boneh Alvān and Boneh Alavan) is a village in Shamsabad Rural District, in the Central District of Dezful County, Khuzestan Province, Iran. At the 2006 census, its population was 125, in 17 families.
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Boneh Alvan
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Localisation
15.2 km
Chogha Mish est un site archéologique situé en Iran dans la province du Khuzistan, sur les bords du Karun. Il date de la période protohistorique, ses périodes d'occupation s'étendent du VIIe millénaire av. J.-C. au IVe millénaire av. J.-C. Il a été fouillé entre 1961 et 1978 par une équipe d'archéologues de l'Université de Chicago dirigée par Pinhas Delougaz et Helen J. Kantor.
Durant les premiers millénaires de son existence, Chogha Mish est le site majeur du Khuzistan, atteignant 20 hectares, ce qui en fait apparemment un centre de pouvoir politique régional. De cette période datent surtout des poteries, qui ont permis de définir plusieurs phases successives : une phase ancienne couvrant en gros le VIe millénaire av. J.-C., une phase moyenne couvrant le Ve millénaire av. J.-C., et une phase récente couvrant les premiers siècles du IVe millénaire av. J.-C. Après cette dernière époque, l'habitat de Chogha Mish décline rapidement, comme le font de nombreux sites alentour, peut-être à la suite de l'apparition d'une nouvelle agglomération majeure 27 kilomètres plus à l'est, Suse.
Chogha Mish redevient une agglomération importante durant la seconde moitié du IVe millénaire av. J.-C., la période d'Uruk, durant laquelle la Susiane est fortement marquée par l'influence de la Basse Mésopotamie voisine, au point de relever probablement de la même culture, à la différence des périodes précédentes qui avaient vu le développement d'une culture régionale propre. Les édifices de cette période qui ont été partiellement mis au jour sont des résidences, mais aussi des monuments comme une plate-forme et un autre édifice connu surtout par des cônes d'argile qui servaient à la décoration de ses murs, caractéristiques de la période. Comme à Uruk et à Suse, Chogha Mish donne des attestations des premiers instruments de comptabilité : des jetons d'argile parfois scellés dans des bulles d'argile, des tablettes numériques, ainsi que des sceaux-cylindres.
Chogha Mish est déserté au plus tard à la fin du IVe millénaire av. J.-C., quand Suse devient définitivement le site majeur de la région. Il ne fut réoccupé que ponctuellement par la suite : un fort élamite est édifié sur le sommet du site durant la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. ; puis à la période achéménide un village occupe la partie basse du site, comprenant également un important édifice avec des espaces de stockage, indiquant sans doute une fonction stratégique pour le site. Quelques trouvailles de la période parthe ont également été réalisées sur le site, qui avait alors perdu toute son importance stratégique.
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Gundishapur est une ville ancienne de l'Iran, dans la province du Khuzestan, dont les ruines se trouvent près de la localité de Shahabad, à environ 14 km au sud-est de Dezfoul. Elle s'appelait en pehlevi Wêh Andiokh Shahphur, « La Meilleure Antioche de Shapur », et en syriaque Beth Lapat.
20.6 km
L’Académie de Gondichapour était une célèbre Académie universitaire de la ville de Gundishapur qui fut, au cours de l’Antiquité tardive, le centre intellectuel de l’empire sassanide. Ainsi que l'explique la Chronique de Séert, la ville de Gundishapur est la conséquence de la déportation de la population chrétienne d'Antioche et de leur évêque Demetrianos en 270 par le roi Shapur Ier, mais l'école a commencé ses activités beaucoup plus tard.
L'Académie était située dans l'actuelle province du Khuzestan, dans le sud-ouest de l'Iran, près de la rivière Karoun. Elle proposait l’enseignement de la médecine, de la philosophie, de la théologie et des sciences. Le corps professoral était versé non seulement dans les traditions zoroastriennes et perses, mais enseignait aussi les langues grecques et indiennes. L'Académie comprenait une bibliothèque, un observatoire, et le plus ancien hôpital d'enseignement connu. Selon les historiens le Cambridge de l'Iran, c'était le centre médical le plus important de l'ancien monde au cours des VIe et VIIe siècles.
23.4 km
Suse est une ancienne cité de l'Iran située dans le sud-ouest de ce pays, dans une plaine à environ 140 km à l'est du fleuve Tigre. Habitée dès la fin du Ve millénaire av. J.-C., elle fut durant la haute Antiquité une des principales villes de la civilisation élamite, puis aux Ve et IVe siècles av. J.-C. la capitale de l'Empire perse achéménide, et resta peuplée jusqu'au XVe siècle de notre ère au moins. La ville iranienne de Shush, qui se trouve à proximité, en a pris la suite depuis le milieu du XXe siècle.
Suse est fondée vers 4000 av. J.-C., sur un point de passage qui relie la vallée du Tigre au plateau iranien, dans une région qui participe alors à l'émergence de l'État et des premières villes, phénomène majeur dans l'histoire humaine, dont Suse est l'un des principaux témoignages. Elle devient vite un centre important, situé à la rencontre des influences de la Mésopotamie et des cultures du plateau iranien. Mais les phases d'expansion alternent avec celles de déclin, ce qui reflète manifestement des changements culturels et politiques entre les civilisations de la plaine et celles du plateau. À partir du IIIe millénaire av. J.-C., le sud-ouest iranien voit l'émergence d'une entité culturelle et politique, l'Élam, dont Suse devient une des principales cités, passant de manière définitive sous son contrôle à partir des environs de 2000 av. J.-C. Elle est durant les siècles suivants une des capitales élamites, connaissant une forte croissance, et embellie par les souverains de cet État. Lorsque celui-ci disparaît au VIe siècle av. J.-C., elle est intégrée par l'Empire achéménide, dont elle devient rapidement une des résidences royales, avec la construction de l'imposant palais de Darius Ier, où se rencontrent les influences artistiques et architecturales venues des diverses régions dominées par le « Roi des Rois ». Après l'effondrement de l'Empire achéménide, dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C., Suse est reléguée au rang de ville provinciale des empires qui la dominent, restant une ville importante, avant de connaître un déclin durant l'Antiquité tardive. Après la conquête musulmane dans les années 640, Suse connaît un renouveau et atteint probablement sa phase d'extension maximale sous les Abbassides, aux IXe et Xe siècles. Elle décline à nouveau à partir du XIVe siècle, pour être sans doute désertée au siècle suivant. Le site n'est repeuplé qu'à partir du milieu du XXe siècle.
Dès les premières découvertes effectuées lors des fouilles archéologiques, dans les années 1880 et surtout à partir de 1897, sous la direction d'équipes archéologiques françaises, Suse est devenu un site de première importance pour la connaissance des civilisations du Proche-Orient ancien. Cela est d'abord dû à la qualité des découvertes d'objets d'art provenant de Mésopotamie, en premier lieu le Code de Hammurabi, mais aussi de diverses œuvres de la dynastie d'Akkad, qui sont des sources essentielles pour la connaissance de cette période. Les autres trouvailles artistiques, couvrant près de 6 000 ans, sont d'une importance cruciale pour connaître l'histoire de l'art et des cultures de l'Iran, en particulier pour les hautes époques, avec l'important corpus de céramiques de Suse I, datant d'une période protohistorique en général peu explorée sur les sites archéologiques du Moyen-Orient, et la documentation artistique et épigraphique des périodes élamites, qui est de loin la principale source permettant de reconstituer l'histoire de ce pays antique. Pour les périodes plus tardives, Suse constitue par exemple un intéressant cas d'étude pour connaître l'évolution de la céramique islamique médiévale. Les collections d'objets exhumés à Suse sont en grande partie conservées au musée du Louvre, en raison d'un accord de répartition des découvertes favorable à la France lors des premières campagnes de fouilles, qui furent les plus fructueuses. En revanche, en dehors du secteur du palais royal achéménide, la plupart des monuments antiques de Suse ne sont pas bien connus, car ils ont été détruits dès l'Antiquité ou bien lors des premières fouilles, sans avoir fait l'objet de relevés archéologiques satisfaisants.