Les tombes papales dans l'ancienne basilique Saint-Pierre, alors appelée basilique de Constantin, se situaient à l'emplacement de la Basilique Saint-Pierre du Vatican. Elles sont construites à partir du Ve siècle jusqu'au XVIe siècle. La majorité de ces tombes a été détruite entre le XVIe siècle et le XVIIe siècle, en raison de la démolition de la vieille basilique Saint-Pierre, à l'exception d'une tombe détruite lors du Sac de Rome (846) par les Sarrasins. Le reste a été transféré, pour une partie dans la basilique, moderne, de Saint-Pierre du Vatican, implantée sur le site de la basilique primitive mais aussi, pour quelques-unes, dans d'autres églises de Rome. Les transferts répétés à partir des anciennes catacombes de Rome, deux incendies, au cours du XIVe siècle, dans l'archibasilique Saint-Jean-de-Latran et la reconstruction de la basilique Saint-Pierre, sont responsables de la destruction d'environ la moitié des tombes papales. C'est pour cette raison que Donato Bramante, l'architecte en chef de la basilique moderne de Saint-Pierre, a été appelé "il Ruinate". Bien que la construction de la basilique primitive commence sous le règne de l'empereur Constantin Ier, elle s'achève au IVe siècle sous le règne du pape Léon Ier (440-461) qui est le premier pape enterré dans la basilique Constantin. Au cours des siècles, tant l'atrium, les chapelles dans la nef de la basilique qui ont abrité les tombeaux des papes, qui ont été répartis entre les différentes parties de la basilique alors que les rénovations se déroulent dans la basilique. Tout ce qui reste des tombes originales sont quelques sarcophages et fragments de sculptures. Il semble que le pape Jules II initie la destruction de la basilique constantinienne, car il veut libérer de l'espace pour sa « monstrueuse » tombe créée par Michel-Ange. On en sait très peu sur l'emplacement et l'aspect des tombes originales : l'un des comptes rendus précieux est celui des canons de l'Église et de l'historien Giacomo Grimaldi (un sénateur de Gênes et le père de Girolamo Grimaldi-Cavalleroni), qui a esquissé les tombes alors qu'elles étaient déplacées et sur la voie de la destruction le long des chemins de la basilique. Les croquis de Grimaldi enregistrent la forme et la complexité des anciennes tombes, dont beaucoup étaient à trois niveaux. Quelques tombes papales détruites sont également détaillées dans les écrits d'Alfonso Chacón.

1. Tombes papales

Les extensions partielles, déplacements ou reconstructions de tombes sont montrées avec un arrière-plan grisé.

1. Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Papal tombs in Old St. Peter's Basilica » (voir la liste des auteurs).

1. Articles connexes

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Porte de Filarète

La porte de Filarète définit les battants en bronze du portail central de la basilique Saint-Pierre du Vatican. La porte composée de deux battants est une réalisation de l'artiste florentin Le Filarète commissionné par le pape Eugène IV.
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Tombe de saint Pierre

La tombe de saint Pierre, découverte dans la nécropole du Vatican, se trouve sous la basilique Saint-Pierre au Vatican. Elle comprend plusieurs tombes et un emplacement construit pour commémorer l'emplacement de la tombe de l'apôtre Pierre. Le tombeau de saint Pierre se situe près de l'extrémité ouest d'un complexe de mausolées qui remontent à 130 après Jésus-Christ et l'an 300. Le complexe a été partiellement démoli et comblé de terre pour fournir une base pour la construction de la précédente basilique, également appelée basilique de Constantin, sous le règne de Constantin Ier, commencée entre 326 et 333 : elle nécessite la démolition du Circus Vaticanus ou Cirque de Caligula et de Néron qui s'étendait sur la partie sud du chantier. Constantin décide de raser les sépultures de la nécropole alignées le long d'un sentier car la tradition y fixait la tombe de saint Pierre. L'empereur pensait ainsi construire l'autel de sa basilique au-dessus de cette tombe. Bien que de nombreux ossements eussent été trouvés sur le site du sanctuaire au cours du IIe siècle, à la suite de deux campagnes de fouilles archéologiques, le pape Pie XII déclare en décembre 1950, que nul ne peut confirmer qu'ils appartiennent à saint Pierre avec une certitude absolue. Cependant, après la découverte d'ossements supplémentaires ainsi qu'une inscription, le 26 juin 1968, le pape Paul VI annonce que les reliques de saint Pierre sont identifiées. La tombe présentée par l'Église comme étant celle de saint Pierre se trouve au pied de l'édicule sous le sol. Les dépouilles de quatre personnes, ainsi que ceux d'animaux de la ferme, sont trouvés dans cette tombe. En 1953, après avoir achevé les premiers travaux archéologiques, un autre ensemble d'os est trouvé : ceux-ci auraient été enlevés à l'insu des archéologues à partir d'une niche (loculus) du côté nord d'un mur (le mur de graffiti) qui vient buter contre le mur rouge sur la droite de l'édicule. Des tests ultérieurs indiquent que ce sont les ossements d'un homme de 60 à 70 ans. Margherita Guarducci fait valoir que ce sont les restes de saint Pierre et qu'ils auraient été transférés dans une niche, dans le mur de graffiti de la tombe sous l'édicule, à l'époque de Constantin Ier, après la paix de l'Église (en 313). Antonio Ferrua, l'archéologue qui a dirigé les fouilles de ce qui est connu comme la tombe de saint Pierre, déclare qu'il n'est pas convaincu que les os trouvés sont ceux de saint Pierre. Au-dessus de la tombe de saint Pierre, dans la basilique, est érigé le baldaquin de saint Pierre, réalisé par Le Bernin, de 1624 à 1633.
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Dôme de Saint-Pierre de Rome

Le dôme de Saint-Pierre, ou coupole de Saint-Pierre, forme le toit de la croisée du transept de la basilique Saint-Pierre au Vatican. C'est l'un des plus grands toits en maçonnerie jamais construits. Il a un diamètre intérieur d'environ 42 mètres et porte la hauteur totale de la basilique, de la base au sommet de la lanterne, à plus de 130 mètres. Ses formes, expression de la transition de l'architecture de la Renaissance à l'architecture baroque, reflètent en grande partie le projet de Michel-Ange Buonarroti, qui y travailla jusqu'à l'année de sa mort, survenue en 1564. Le dôme de Saint-Pierre constitue également l'un des symboles les plus célèbres de la ville de Rome, où il est communément appelé « il Cupolone » en dialecte romain, ainsi que l'un des points les plus panoramiques de la ville, avec une vue à 360 degrés sur toute la Cité du Vatican et presque tous les quartiers du centre historique de Rome.
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Nécropole du Vatican

La nécropole du Vatican, également connue sous le nom de Scavi, s'étend sous la Cité du Vatican, à une profondeur qui varie de 5 à 12 mètres, sous la basilique Saint-Pierre. Elle a été un lieu de sépulture romaine abritant des tombes païennes et chrétiennes qui datent de la fin du Ier siècle av. J.-C. au IVe siècle apr. J.-C. ; elle n'est accessible que depuis les fouilles des années 1940. Dans la nécropole du Vatican se trouve ce que l'on pense être la tombe de l'apôtre saint Pierre. La nécropole du Vatican ne doit pas être confondue avec les grottes du Vatican appelées également Nécropole papale. Celles-ci résultent de la construction de la basilique Saint-Pierre et se trouvent au niveau du sol de l'ancienne basilique constantinienne. La nécropole du Vatican, un ancien cimetière, était située sur la colline du Vatican, le long de la Voie triomphale.