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Le Nouvion-en-Thiérache

Le Nouvion-en-Thiérache (prononcé [lə nuvjɔ̃ ɑ̃ tje.ʁaʃ ]) est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Localisation

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Localisation

Le Nouvion-en-Thiérache est un gros bourg picard de la Thiérache situé à vol d'oiseau à 32 km au sud-ouest de Maubeuge et 16 km d'Avesnes-sur-Helpen 25 km à l'ouest de la frontière franco-belge et 38 km de Chimay, 24 km au nord-ouest d'Hirson et 22 km de Vervins, 51 km au nord de Laon, 18 km au nord-est de Guise et 40 km de Saint-Quentin, 43 km au sud-est de Cambrai et 64 km de Douai. La commune est la ville-centre de l'aire d'attraction du Nouvion-en-Thiérache, de son unité urbaine et de son bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Maubeuge.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Barzy-en-Thiérache, Beaurepaire-sur-Sambre, Boué, Buironfosse, Esquéhéries, La Flamengrie, Fontenelle, Leschelle et Papleux.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 48,42 km2 ; son altitude varie de 154 à 229 mètres.

Réseau hydrographique

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Artois-Picardie et Seine-Normandie. Elle est drainée par la rivière Sambre, le Morteau, le Noirrieu, l'Iron, le Calvaire, le Pimart, l'Iron, Lalouzy, le cours d'eau 01 de la commune d'Esqueheries, le cours d'eau 01 de la Croisée Cauchy, le cours d'eau 01 du Bout du Trou, le cours d'eau 01 du Carrefour de Mouzaia, le cours d'eau 02 de la commune de Nouvion-en-Thiérache, le cours d'eau 03 de la commune de Bouée, le cours d'eau 09 de la commune de Nouvion-en-Thiérache, le cours d'eau 11 de la commune de Nouvion-en-Thiérache, le cours d'eau 15 de la commune de Nouvion-en-Thiérache, le fossé 01 du Moulin Lointain, le fossé 02 de la commune de Nouvion-en-Thiérache, le fossé 14 de la commune de Nouvion-en-Thiérache, le fossé 27 de la commune de Nouvion-en-Thiérache, le fossé 32 de la commune de Nouvion-en-Thiérache, le fossé de la Fontaine des Jumelettes, le fossé de la Rue aux Loups, le fossé du Moulin des Gardes, le fossé du Point du Jour, le Mathurin, le ruisseau de la Boulande, l'Erresy et un autre petit cours d'eau La rivière Sambre, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Fontenelle et se jette dans divers bras de Décharge, confluence du Canal de la Sambre à l'Oise au Bassin d'Alimentation de Fesmy à Rejet-de-Beaulieu, après avoir traversé huit communes. Le Morteau, d'une longueur de 23 km, prend sa source dans la commune de La Flamengrie et se jette dans le Noirrieu à Étreux, après avoir traversé six communes. Les caractéristiques hydrologiques du Morteau sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,283 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 4,57 m3/s, atteint lors de la crue du 4 janvier 1991. Le débit instantané maximal est quant à lui de 6,12 m3/s, atteint le même jour. Le Noirrieu, d'une longueur de 33 km, prend sa source dans la commune de La Flamengrie et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Vadencourt, après avoir traversé onze communes. L'Iron, d'une longueur de 25 km, prend sa source dans la commune de La Flamengrie et se jette dans le Noirrieu à Hannapes, après avoir traversé dix communes. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Marlemperche (0,5 ha).

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sambre ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 253 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Sambre. Le périmètre a été arrêté le 1er novembre 2003 et le SAGE proprement dit a été approuvé le 21 septembre 2012, puis modifié le 18 août 2022. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois. La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 862 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à 15 km à vol d'oiseau, est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le 7 janvier 2009. Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Typologie

Au 1er janvier 2025, Le Nouvion-en-Thiérache est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine du Le Nouvion-en-Thiérache, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Nouvion-en-Thiérache, dont elle est la commune-centre. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,3 %), prairies (31,5 %), zones urbanisées (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %), terres arables (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 1 415, alors qu'il était de 1 346 en 2016 et de 1 326 en 2011. Parmi ces logements, 82,4 % étaient des résidences principales, 1,6 % des résidences secondaires et 16 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 23,7 % des appartements. Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements au Nouvion-en-Thiérache en 2022 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,6 %) par rapport au département (3,3 %) et à la France entière (9,7 %).

Voies de communication et transports

La commune est desservie par le tracé de l'ancienne route nationale 43, (actuelle RD 10143), qui la relie à La Capelle et Hirson, à l'est, et au Cateau-Cambrésis et à Cambrai, à l'ouest. Plusieurs routes départementales s'y croisent (RD 28, RD 26, RD 785 et RD 965.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Nouvyon, Nouviam (1196) ; Noviannum, Novyan (1219) ; Novion (1222) ; Capellania hospitii de Noviono-in-Terrassia, Nouvion-en-Thiérasche (1298) ; Novyon-en-Therasce (1306) ; Nouvionnus (1340) ; Nouvion-en-Theraisse (1395) ; Nouvion-en-Thiérache (1398) ; Nouvion-en-Therasce (1490) ; Novyon-en-Therasche (1498) ; Nouvyon-en-Thierache (1581) ; Nouvion-en-Thiérasse (1573) ; Nouvion-en-Thiérasche (1599) ; Nouviant-en-Thiérasche (1603) ; Nouvion-en-Tiérasche (1611). De l'adjectif gaulois novio « nouveau » et -ó- magos « marché » ; l'article est tardif. La Thiérache est une région naturelle située dans le nord-est du département de l'Aisne, elle déborde sur les départements français du Nord et des Ardennes, mais aussi sur les provinces belges de Hainaut et de Namur. Elle correspond globalement aux contreforts occidentaux du massif ardennais.[réf. nécessaire]

Antiquité

Dans la forêt du Nouvion sont découverts en 1823 « un tombeau formé de quatre pierres plates, dans lequel il n'y avait pas d'ossements; mais on recueillit tout auprès deux vases lacrymatoires en verre vert, avec des fragments d'un miroir métallique et plusieurs monnaies de Trajan », maquant l'ancienneté de l'occupation humaine dans le secteurs.

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Moyen Âge

En 1196, les habitants obtiennent une charte communale de Gauthier d'Avesne, seigneur de Guise et du Nouvion. Cette chgarte, inspirée de celle de Prisces, elle-même proicge de celle de Laon, abolissait divers droits seigneuriaux tels que le formariage et la mainmorte. Elle réglait la justice seigneuriale, autorisait les habitants à quitter la ville à leur gré, après avoir acquitté leurs dettes et payé 12 deniers au seigneur, d'installer des brasseries sous réserve du paiement d'un impôt particulier... A la fin du XIIIe siècle fonctionne au Nouvion une petite communauté de béguines qui hérite d'un legs en 1291 de Jeanne de Châtillon , dame de Guise.. Durant le siège de Guise de 1339, les habitants du Nouvion se réfugient et se retranchent dans les bois. Une troupe d"Allemands s'empare de cette fortification et tue alors de nombreux habitants. Les Impériaux incendient le Nouvion en 1483.

Temps modernes

Le Nouvion-en-Thiérache est alors une cité commerçante, prospère au XVIIe siècle, mais qui subit d'importants dégâts lors des guerres de Louis XIV. Deux sœurs de charité y sont installées au XVIIe siècle par Mlle de Guise pour assurer l'instruction des filles pauvres. Les revenus d'une léproserie du Nouvion sont donnés en 1610 au couvent des Minimes de Guise par Charles de Lorraine. La verrerie du Garmouzet est créée en 1662 par Nicolas Vaillant, écuyer et seigneur de Charles-Fontaine, profitant de l'autorisation donnée par le duc Henri II de Guise d'exploiter les forêts de son duché. Elle devient l'une des frandes verreries forestuères de Thiérache dans la seconde moitié du XVIIe siècle et produit du verre blanc et du verre à miroirs. En 1694, les lieux ne sont plus exploités, peut-être à la suite d'un incendie, mais l'activité reprend vers 1725. Un incendie détruit les installations en 1750, et les terrains sont progressivement vendus pour honorer les dettes de l'entrepreneur Sous l'Ancien Régime, la localité relève de la généralité de Soissons, des bailliage et élection de Guise, ainsi que du diocèse de Laon. A la fin de l'Ancien Régime, les habitants n'étaient plus astreints à la taille, ni à la gabelle.

Époque contemporaine

De 1785 à 1831, le Verrerie du Garmouzet est reprise par Jean-Michel Caton et son fils fils Louis, puis est rachetée en 1832 par Jean-Jacques Pagnier, Eugène Collignon et Alexandre Bosquette qui en assurent le développement jusqu'en 1879. L'entreprise emploie en 1839 une centaine de personnes et les installations sont alors constituées d'un « four avec sa halle, d'un grand bâtiment, remises, magasins et de deux autres bâtiments avec héritages en dépendance ». En 1870, l'usine emploie environ 300 ouvriers, y compris femmes et enfants. La verrerie est primée lors de l'Exposition universelle de 1867 de Paris, notamment pour la qualité de la production de gobeleterie blanche façon cristal. Une cité ouvrière et une école sont construits, mais l'activité cesse en 1879, vraisemblablement en raison de problèmes d'approvisionnement en charbon par voie ferrée. En 1859 est construit l'Hôtel de ville sur les plans de l'architecte J. Touchard à l'emplacement d'une ancienne halle, et dont le rez-de-chaussée sert de marché couvert jusqu'aux années 1970. L'église paroissiale Saint-Denis est reconstruite de 1871 à 1875 sur les plans de l'architecte Ch. Boutry après démolition de l'édifice précédent. La verrerie du Garmouzet intègre en 1879 la Compagnie du Verre et du Cristal trempés, qui regroupe également les verreries de Pont-d'Ain et de Choisy-le-Roi. La société, dirigée par René Bosquette, inventeur d'un procédé un procédé apportant au verre une résistance aux chocs et à la chaleur, et est alors l'une des plus importantes sociétés verrières. En 1885 est mise en service par la compagnie des chemins de fer du Nord la ligne de Busigny à Hirson comprenant une gare au Nouvion. Cette ligne, principalement destinée au trafic de fret, fiabilise ainsi les approvisionnement de la verrerie du Garmouzet et supporte également un service voyageur, qui cesse en 1959. La ligne est fermée en 1974 vers La Capelle, et en 1987 vers Boué. La rue de la Gare au Nouvion rappelle cet épisode ferroviaire de la commune.

La production de l'usine du Garmouzet cesse en 1886 , et, en 1903 est implanté au Nouvion une laiterie, qui est la première en France à produire de la poudre de lait.. Le groupe scolaire Ernest-Lavisse est construit de 1887 à 1890 sur les plans de l'architecte Jean Lafitte. En 1909 ou 1910 est créée la verrerie du Nouvion.

Première Guerre mondiale

Au début de la Première Guerre mondiale, le 27 août 1914, 210 maisons du Nouvion-en-Thiérache sont détruites. Le 3 octobre 1914, les Allemands réquisitionnent des voitures et des camions, six vélos, des bougies et du kérosène. Chaque jour, la ville devait fournir aux Allemands 100 kg de viandes assorties, 85 kg de pain, 48 kg d'avoine, 8 bottes de luzerne, 8 bottes de paille, des carottes, des navets, un chou et 200 kg de charbon. Une grande partie de la forêt de Nouvion-en-Thiérache est réquisitionnée et abattue pour produire du charbon et des crosses de fusil. Le 6 novembre 1918, la ville est libérée. Après la fin de la guerre, la commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 24 mai 2021.

De l'entre-deux-Guerres au XXIe siècle

En 1942 la laiterie de 1903 est reprise par la beurrerie coopérative agricole de la Thiérache, une laiterie industrielle qui s’agrandit par étapes de 1946 à 1968, année où elle emploie environ 400 personnes. Vers 1980, elle devient la fromagerie du Nouvion et emploie 210 personnes, puis est reprise par la fromagerie Fauquet vers 1990. La verrerie, devenue en 1932 verrerie Saint-Antoine, est reprise en 1957 par M. Doyen qui la développe, portant les effectifs de 60 à 200 salariés, puis 150 en 1969, ferme en 1971. En 1984, les locaux de l'ancienne verrerie du Garmouzet sont utilisés par les ateliers de l'Institut Médico-pédagogique de la Fondation Savart de Saint-Michel-en-Thiérache.

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne et dans la région Hauts-de-France. Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Nouvion-en-Thiérache. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Guise.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Aisnedepuis le dernier découpage électoral de 2010.

Intercommunalité

Le Nouvion-en-Thiérache est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1992 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Espaces publics

En 2025, la ville est labellisée « une fleur » au Concours des villes et villages fleuris.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.

En 2023, la commune comptait 2 468 habitants, en évolution de −5,15 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Lieux et monuments

L'église Saint-Denis. Hôtel de ville. École de garçons et école de filles dite groupe scolaire Ernest-Lavisse, résultat de la collaboration des architectes Jean Lorrain, Jean Lafitte, Jean Canonne et Louis-Raymond Fischer. Monument aux morts de 1922, édifié par le marbrier Leblant sur le projet de Raoul Brandon, architecte à Aulnoye, et dont les inscriptions rappellent l'incendie de tout le centre de la commune, allumé par les allemands en août 1914 . Château du Nouvion-en-Thiérache, dans lequel naquit le « comte de Paris » en 1908. Le Petit château, le parc du Nouveau château et le jardin du château du Point de Jour. Croix de chemin dite Croix des Veneurs (1856), sur l'emplacement d'une croix plus vieille. Chapelle Notre-Dame-de-Liesse dite chapelle Jerôme (1748), ainsi que quelques chapelles disséminées sur le territoire de la commune.

Personnalités liées à la commune

Camille Godelle (1804-1874), conseiller général, conseiller d'État, député de l'Aisne à l'Assemblée Nationale. Ernest Lavisse, né en 1842 et décédé en 1922, professeur à la Sorbonne, directeur de l'École normale supérieure et membre de l'Académie française. Emile Lavisse, né en 1855 (décédé à Paris en 1915), auteur de plusieurs ouvrages militaires. Il est Commandant de la 12e Brigade d'Infanterie en 1914. Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris », prétendant orléaniste au trône de France (1940-1999), né au Nouvion le 5 juillet 1908. Marc Blancpain (1909-2001), né au Nouvion où il est inhumé. Il fut un défenseur de la langue française. Enseignant, écrivain et journaliste, il dirigea l'Alliance française. Adrien Fainsilber (1932-2023), architecte et urbaniste, né au Nouvion, architecte de La Cité des Sciences et de La Géode. Jean d'Orléans (1965), petit-fils d'Henri d'Orléans, possède la majeure partie de la forêt du Nouvion. Kamini Zantoko (1979), rappeur français né au Nouvion.

Bibliographie

Gustave Macon, Un épisode de l'histoire du Nouvion-en-Thiérache, Paris, H. Champion, 1891, 49 p.[lire sur Wikisource]

Autres sources

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