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Ménil-Hermei

Ménil-Hermei est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 208 habitants.

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Localisation

La commune est aux confins de la Suisse normande, de la campagne de Falaise et du pays d'Houlme. Son bourg est à 11 km au nord-ouest de Putanges-Pont-Écrepin, à 13 km au sud-ouest de Falaise, à 22 km à l'est de Condé-sur-Noireau et à 26 km au nord-est de Flers.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Orne, la Baize, le Bezeron, le fossé 05 du Vivier et un autre petit cours d'eau. L'Orne, d'une longueur de 170 km, prend sa source dans la commune d'Aunou-sur-Orne et se jette dans l'embouchure de l'Orne à Merville-Franceville-Plage, après avoir traversé 60 communes. Les caractéristiques hydrologiques de l'Orne sont données par la station hydrologique située sur la commune de Menus. Le débit moyen mensuel est de 8,08 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 102 m3/s, atteint lors de la crue du 6 janvier 2001. La Baize, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune de Habloville et se jette dans l'Orne en rive droite en limite de Isles-Bardel et de Rapilly, après avoir traversé douze communes. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le barrage de Saint-Philbert, d'une superficie totale de 25,7 ha (0,44 ha sur la commune).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 862 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pierrefitte-en-Cinglais à 10 km à vol d'oiseau, est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,5 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −11,1 °C, atteinte le 11 février 2012.

Typologie

Au 1er janvier 2024, Ménil-Hermei est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (57,6 %), terres arables (28,4 %), forêts (14,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Mesnillum Hermei dans un manuscrit de 1229, puis dans un autre de 1335, Mesnil Hermer et Mesnillum Hermier au XVe siècle. L'ancien français mesnil, « domaine rural », transformé en Ménil au début du XIXe comme tous les Mesnil de l'Orne par la volonté d'un préfet de ce département, est à l'origine de nombreux toponymes, notamment en Normandie. René Lepelley attribue l'origine de Hermei à un anthroponyme ; Albert Dauzat reste plus réservé et la considère obscure.

Histoire

Dans les années précédant la guerre de Cent Ans, en 1321, Philippe V le Long étant roi de France, Jean de Corday achète le fief de « Mesnil-Hermé ». On trouve cité Mesnil Hermer en 1335, dans un pouillé du diocèse de Séez, la cure est à la présentation directe du roi de France (rex Francie). En 1465, au début du règne de Louis XI, le titre de noblesse de Raoul de Corday du "Mesnil-Hermé" est confirmé. Guillemette de Corday, dame du « Mesnil-Hermé », épouse Guillaume Rault (ou Raoult) écuyer. Marguerite Rault, seule héritière des précédents, épouse en 1506 le seigneur de Cahan Thomas II Williamson (francisé en Oilliamson), chevalier écossais passé en France sous Charles VIII. En 1568, Anne d'Oilliamson, dame du Mesnil-Hermé, épouse François de Rabodanges, seigneur de Culey et gentilhomme de la chambre du roi Charles IX. Louis III de Rabodanges, seigneur de Culey et du Mesnil-Hermey est élevé en 1649 au rang de marquis par le roi Louis XIV (la seigneurie du Mesnil-Hermei restera dans le marquisat de Rabodanges jusqu'à la fin de l'Ancien Régime). Avant la Révolution de 1789, Le Mênilhermey dépendait — du point de vue judiciaire — de la sergenterie de Bazoches (subdivision de la vicomté de Falaise). La paroisse faisait partie du doyenné d'Aubigny et était située, comme Falaise, dans l'ancien diocèse de Séez.