La Roche-en-Brenil est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté, à 240 km au sud-est de Paris. Ses habitants sont appelés les Rochelois. Sa population est de 911 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté de communes Saulieu-Morvan.
Location
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Localisation
La Roche-en-Brenil se situe dans le Morvan. Les communes limitrophes sont Courcelles-Frémoy, Dompierre-en-Morvan, Lacour-d'Arcenay, Molphey, Montberthault, Rouvray, Saint-Agnan-en-Morvan, Saint-Didier, Saint-Germain-de-Modéon, Sincey-lès-Rouvray et Thoste.
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Seine-Normandie. La Romanée, l'Argentalet, le ruisseau de la Vente... sont les principaux cours d'eau parcourant la commune, laquelle compte de nombreux étangs.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 010 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Léger-Vauban à 10 km à vol d'oiseau, est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 148,1 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −23,5 °C, atteinte le 9 janvier 1985. Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Typologie
Au 1er janvier 2024, La Roche-en-Brenil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,6 %), prairies (31,9 %), terres arables (8,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,4 %), zones urbanisées (1,1 %), eaux continentales (1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %), mines, décharges et chantiers (0,5 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Lieux-dits, hameaux et écarts
La commune possède plusieurs hameaux : (du nord au sud) Vernon, Clermont, Chamont, Bierre-en-Morvan, Pothenée, Champagné, Chênesaint, Lavernois, le Crossaint, Montmilien, Romeneau et le Boulois.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Havinus de Rocha (1158) ; Rocha de Brunim (1239) ; Rocha de Brunin (1244) ; La Roche de Brunin (1251) ; Rocha en Bruni, Bruni, Brunin (1263) ; La Roiche (1273) ; Roca (1283) ; La Roiche de Braigneo (1296) ; Rocha de Brenin (1321) ; La Roiche de Breny (1373) ; La Roiche de Breni (1376) ; La Roiche de Breigny, la Roiche de Brigny (1378-1379) ; La Roiche de Brenin (1397) ; La Roiche de Bregny (1431) ; La Roche de Breny (1456) ; La Roiche Bragny (1545) ; La Roche de Berny (1624) ; La Roche en Breny (1646) ; La Roche d’en Breny (1657) ; La Roche d’Ambreny (1668) ; La Roche-en-Brenil, La-Roche-en-Breni (XIXe siècle).
Découpage territorial
La commune de Roche-en-Brenil est membre de la communauté de communes Saulieu-Morvan, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Saulieu. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux.
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'Arrondissement de Montbard, au département de la Côte-d'Or, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Bourgogne-Franche-Comté.
Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Semur-en-Auxois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la quatrième circonscription de la Côte-d'Or pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986.
Population et société
Les habitants sont appelés les Rochelois.
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 911 habitants, en évolution de +4,83 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
Le Poron-Meurger ou Roche du Diable. Il s'agit d'un amas d'énormes pierres granitiques d'environ 50 m de long, dans un bois à proximité du village ; la légende en attribue l'origine au diable, dont les empreintes seraient visibles dans la roche. L'Association Hôtel de la Gare, association loi de 1901, qui propose un lieu convivial, multiculturel et multigénérationnel et accessible à tou.tes. Plusieurs activités y sont proposées : café associatif avec évènements (concerts, conférences, projections, théâtre, contes, jeux de société, fléchettes…), du yoga, un Bistro Tricot, des sorties et ateliers autour de l'ornithologie, etc.
Personnalités liées à la commune
Charles de Montalembert (1810-1870), Pair de France et homme politique. Né au lendemain de la Révolution française dans une société en pleine mutation, il prend pour devise : « Ni espoir, ni peur ». Pour lui-même et pour son siècle, il ne veut ni de « l’espoir » qui projette sur le futur les formes du passé, ni de la « peur » qui interdit de les quitter. Charles de Montalembert lutta toute sa vie pour la défense des libertés civiles, politiques et religieuses, et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Issu d’une famille de militaires, il choisit pour son combat les armes de la parole plutôt que celles de la guerre. Avec ses amis Lacordaire et de Coux, à 20 ans, il fonde l’École Libre. Fervent défenseur du régime parlementaire, il siège tout d’abord à la Cour des Pairs, puis à l’Assemblée nationale comme élu du département du Doubs. Membre de l’Académie française, il laisse une œuvre importante faite de nombreux discours politiques, une Vie de sainte Élisabeth de Hongrie écrite à 23 ans, une histoire des « Moines d’Occident », et une abondante correspondance échangée avec des personnalités marquantes de son temps tels que Balzac, Michelet, Victor Hugo, Lamartine, etc. Yves Afonso, acteur français né en 1944 à Saulieu, y a passé son enfance.
Références
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