Saint-Romain-de-Monpazier est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Location
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Communes limitrophes
Saint-Romain-de-Monpazier est limitrophe de six autres communes. Au sud, son territoire est distant d'environ 470 mètres de celui de Lavalade.
Géologie
Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Saint-Romain-de-Monpazier est située dans le quatrième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de dépôts siliceux-gréseux et de calcaires lacustres de l'ère tertiaire. Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c5c, date du Campanien 3, une alternance de marnes à glauconie et de calcaires crayo-marneux jaunâtres. La formation la plus récente, notée CFvs, fait partie des formations superficielles de type colluvions carbonatées de vallons secs : sable limoneux à débris calcaires et argile sableuse à débris. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 831 - Belvès » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine et sa notice associée.
Relief et paysages
Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 116 mètres et 227 mètres. Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le 1er juillet 2006, renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en octobre 2020. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères. La commune fait partie du Périgord noir, un paysage vallonné et forestier, qui ne s’ouvre que ponctuellement autour de vallées-couloirs et d’une multitude de clairières de toutes tailles. Il s'étend du nord de la Vézère au sud de la Dordogne (en amont de Lalinde) et est riche d’un patrimoine exceptionnel. La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 7,48 km2. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 7,53 km2.
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne. Elle est drainée par la Véronne, le ruisseau du Fraisse et deux petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 3,5 km de longueur totale. La Véronne, affluent de rive gauche de la Couze et sous affluent de la Dordogne, arrose la commune à l'ouest sur deux kilomètres et demi dont deux servent de limite naturelle face à Lolme. Le ruisseau du Fraisse, affluent de rive gauche de la Véronne, marque brièvement sur environ 120 mètres la limite territoriale à l'ouest, face à Lolme.
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne Atlantique ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au sous‐bassin le plus aval du bassin versant de la Dordogne (aval de la confluence Dordogne - Vézère)., d'une superficie de 2 700 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR). Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le 10 mars 2022. La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours). Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 918 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bergerac à 13 km à vol d'oiseau, est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 792,9 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le 11 août 2025 ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le 9 février 2012.
Typologie
Au 1er janvier 2024, Saint-Romain-de-Monpazier est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,6 %), zones agricoles hétérogènes (28 %), prairies (5,4 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Prévention des risques
Le territoire de la commune de Saint-Romain-de-Monpazier est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle. Saint-Romain-de-Monpazier est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du 14 mars 2013 fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 89,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain). Depuis le 1er octobre 2020, en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999, par la sécheresse en 2011 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie
En occitan, la commune porte le nom de Sent Róman de Mont Pasièr.
Rattachements administratifs
Dès 1790, la commune de Saint-Romain-de-Monpazier a été rattachée au canton de Montferrand qui dépendait du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801) portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Monpazier dépendant de l'arrondissement de Bergerac.
Intercommunalité
Fin 1994, Saint-Romain-de-Monpazier intègre dès sa création la communauté de communes du Monpaziérois. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2012 et remplacée au 1er janvier 2013 par la communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord.
Administration municipale
La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020.
Justice
En 2023, dans le domaine judiciaire, Saint-Romain-de-Monpazier relève :
du tribunal judiciaire, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes et du tribunal de commerce de Bergerac ; du pôle Nationalité du tribunal judiciaire de Périgueux (compétent uniquement dans le domaine de la nationalité) ; de la cour d'appel, du tribunal administratif et de la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 104 habitants, en évolution de −5,45 % par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Emploi
En 2015, parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent quarante-six personnes, soit 46,0 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (neuf) a légèrement diminué par rapport à 2010 (dix) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 19,6 %.
Établissements
Au 31 décembre 2015, la commune compte treize établissements, dont sept au niveau des commerces, transports ou services, quatre dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, un dans l'industrie, et un relatif au secteur administratif.
Lieux et monuments
Église Saint-Romain : l'église construite au creux du vallon de la Vérone est en grande partie romane. On pense qu'elle est dédiée à saint Romain de Rome. Le plan de l'église est assez original : la nef et le chœur sont deux constructions rectangulaires dont les plus grandes dimensions sont perpendiculaires l'une à l'autre. La nef, très haute, donne l'impression d'être une tour.Le mur de liaison entre les deux parties de l'édifice se poursuit au-dessus du toit en mur-clocher.La façade occidentale de la nef comporte une petite porte en plein cintre qui est décorée par cinq boules dont seules quatre ont subsisté. Il y a eu une reprise sur ce mur qui a correspondu à l'effondrement à une date inconnue de la voûte de la nef. Étrangement, cette voûte n'a pas été construite dans le sens est-ouest mais dans le sens nord-sud qui correspond à celui de la plus grande longueur. C'est probablement cette orientation de la voûte qui, exerçant une poussée sur la façade occidentale mal reprise, a amené son écroulement. La façade occidentale a alors été butée par un contrefort et la voûte a été remplacée par un berceau lambrissé. C'est peut-être au cours de cette reconstruction qu'une porte a été ouverte sur le mur nord de la nef. Ce mur nord, plus épais que les autres (deux mètres), est peut-être antérieur à l'église et a pu être une tour de guet. Une petite fenêtre a été ouverte dans sa partie haute. Elle est surmontée d'une corniche et d'un modillon représentant une tête humaine. On accédait à cette chambre par une porte située dans la nef à une hauteur d'environ cinq mètres et un escalier placé dans l'épaisseur du mur. La nef est éclairée par une baie située dans le mur sud.Il semble que l'abside rectangulaire ait été construite après la nef. Le chevet est éclairé par une petite fenêtre. Une autre fenêtre se trouve dans le mur nord. Une chapelle a été ajoutée plus tardivement au sud du chœur, probablement au XVIe siècle. Le chœur est voûté par un berceau orienté est-ouest.
Personnalités liées à la commune
Hugues Defrance (1923-2005) ancien capitaine de la section rugby à XV du Racing Club de France inhumé à Saint-Romain[réf. nécessaire].
Bibliographie
Élisée Cérou, La commune de Saint-Romain (canton de Monpazier), dans Cahier du Groupe archéologique de Monpazier, no 6 (lire en ligne)
Références
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