Le Plessier-Rozainvillers est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Location
2 explorers visited this place
Localisation
Le Plessier-Rozainvillers est un village picard de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre. À vol d'oiseau, la localité est située à 5 km au sud-est de Moreuil, 12 km au nord de Montdidier, 18 km au sud de Corbie, 18 km au nord-ouest de Roye, 24 km au sud-est d'Amiens et à 48 km au nord-est de Beauvais. Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Fresnoy-en-Chaussée, Hangest-en-Santerre, Mézières-en-Santerre, La Neuville-Sire-Bernard et Trois-Rivières.
Hydrographie
Fin XIXe siècle, quatre puits d'une profondeur moyenne de 75 mètres alimentent le village en eau potable, très chargée en calcaire. La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves. Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 717 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 11 km à vol d'oiseau, est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le 7 janvier 2009.
Typologie
Au 1er janvier 2024, Le Plessier-Rozainvillers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91 %), zones urbanisées (6,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), forêts (0,1 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Voies de communication et transports
En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 45, Moreuil - Montdidier et ligne no 60, Davenescourt - Moreuil - Amiens).
Toponymie
Plessier, Plessis, Plaisiez sont mentionnés dès 1142, Plessy Radulfi Vetulfi est trouvé en 1146 et Plessis de Rosinville en 1547.
Moyen Âge
Établis dans les forteresses d'Hangest et d'Arvillers, les Anglo-Bourguignons dévastent le village en 1416, lors de la guerre de Cent Ans.
Époque moderne
Un hameau, Saint-Aubin-en-Harponval a complètement disparu mais son église existait encore au XVIIIe siècle. En 1692, le village a déjà son école.
Époque contemporaine
La commune de Le Plessier, instituée par la Révolution française, absorbe entre 1790 et 1794, celle de Rozainvillers. Elle est désormais dénommée Le Plessier-Rozainvilliers. Une importante fabrique de bonneterie a été complètement détruite par un incendie en mars 1792. À la fin de l'épopée napoléonienne, en 1814 et 1815, le village a eu à supporter les Cosaques. Lors de la guerre franco-allemande de 1870, de lourdes contributions ont été réclamées aux villageois. Après avoir occupé 500 à 600 ouvriers au XVIIIe siècle, l'industrie de la laine a pratiquement disparu à la fin XIXe siècle, mais environ 80 ouvriers sont occupés à l'industrie de la chaussure en 1899.
Première Guerre mondiale
Le village est situé dans un premier temps à l'arrière du front, notamment lors de la bataille de la Somme, puis est dans la zone des combats lors de l'Offensive du Printemps de 1918. En mars 1916, un biplan allemand Aviatik no 8.558 est obligé d'atterrir sur le territoire communal. Il est capturé par les Français. L'armée française réalisa pendant le conflit une ligne de chemin de fer militaire à écartement de 0,60m. du système Péchot près du village afin d'alimenter le front. Elle a été utilisée pour la mise en station de pièces de l'artillerie lourde sur voie ferrée et un train de matériel et d'artillerie allemand capturé y fut exhibé. Cette ligne existait encore fin 1920 et était utilisée pour les besoins de la Reconstruction. À la fin de la guerre, le village, largement détruit, a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le 3 novembre 1920.
Seconde Guerre mondiale
Lors de la Bataille de France de la Seconde Guerre mondiale, le 31 mai 1940, le bombardier LéO 45 no 56 du Groupe de bombardement GB I/11, est abattu par la chasse allemande au dessus du village. Il était en mission pour attaquer des colonnes ennemies progressant sur l'axe Abbeville-Amiens. Aucun des quatre appareils de la mission n'est revenu.
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme. Elle fait partie depuis 1793 du canton de Moreuil, qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.
Intercommunalité
La commune était membre de la communauté de communes du canton de Moreuil, créée par un arrêté préfectoral du 4 décembre 1992 et renommée communauté de communes Avre Luce Moreuil (CCALM) par arrêté préfectoral du 6 mai 1996. Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département. Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d'Avre, Luce et Moreuil, la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d'Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016 puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016, qui prend effet le 1er janvier 2017. La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).
Politique environnementale
Un parc de huit éoliennes est édifié par le groupe Valorem en 2016-2017 sur les communes du Plessier-Rozainvillers, d'Hangest-en-Santerre et de Mézières-en-Santerre, après un financement participatif ouvert notamment aux riverains.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 753 habitants, en évolution de −0,26 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Une quatrième classe de l'école primaire a ouvert à la rentrée de septembre 2016, nécessitée par la croissance des effectifs, induite par un lotissement réalisé quelque temps auparavant. La municipalité agrandit en 2017 l'équipement par la création d'une salle multifonctions à ossature bois.
Lieux et monuments
Église Saint-Martin, restaurée après les destructions de la Première Guerre mondiale.Elle contient les sculptures en bois du XVIIIe siècle de la Vierge et de l'évêque Saint Aubin, ainsi qu'un bas-relief en bois, également du XVIIIe siècle, du Christ au Jardin des Oliviers. Une série de verrières réalisées en 1934 par Jean Hébert-Stevens et Pauline Peugniez lors de la reconstruction partielle orne l'église.
Ancienne chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde, du XIXe siècle.
Personnalités liées à la commune
Jules-Laurent-Benjamin Morelle (1849-1923), natif de la commune, fut évêque de Saint-Brieuc et Tréguier de 1906 à 1923.
Bibliographie
Abbé Marchand, Histoire du Plessier-Rozainvillers.
Références
Portail de la Somme Portail des communes de France